Plaque hommage à Ho Chi Minh

19 Cours d'Estienne d'Orves, 13001 Marseille
142
Plaque hommage à Ho Chi Minh
Arrondissement : 1er
Une plaque hommage à Ho Chi Minh a été placée en 2021 sur la façade du journal la Marseillaise, appartenant au groupe Maritima Médias détenu à 84 % par la mairie communiste de Martigues. C’est ici à Marseille en 1911 que le futur président vietnamien Ho Chi Minh (alias Nguyen Van Ba) arrive pour la première fois en France “à l’aube de son long chemin pour le salut national du Vietnam”.

C’est à Marseille que des dizaines de milliers de ses compatriotes, réquisitionnés par les autorités coloniales vont débarquer et participer aux efforts de la France au cours des deux guerres mondiales, de Verdun au maquis de l’Oisans, en passant par les usines d’armement et les rizières de Camargue. Un souvenir gravé dans l’Histoire, et illustré par une peinture d’époque dans le Hall Central du Palais de la Bourse à Marseille (débarquement des premiers « Indochinois » sur les quais du port de Marseille).

HồChí Minh, né Nguyễn Sinh Cung le 19 mai 1890 à Hoàng Trù (province de Nghê An) et mort le 2 septembre 1969 à Hanoï, est un homme d’État vietnamien et une figure importante de l’anticolonialisme et du communisme international. Il est connu sous les noms Nguyễn Tất Thành (« Nguyên grandes espérances ») dans les années 1900 et 1910, et Nguyễn Ái Quốc (« Nguyên le patriote ») dans les deux décennies suivantes. La jeunesse de Hô Chi Minh est marquée par des voyages autour du monde, qui contribuent à lui faire découvrir l’idéologie communiste. Engagé pour la cause anticolonialiste en France, il séjourne en URSS, où il achève sa formation politique, avant de regagner l’Asie.

Fondateur du Parti communiste vietnamien en 1930, il joue un rôle central et actif dans l’indépendance de son pays à partir de 1941, avant de devenir le premier président de la république démocratique du Viêt Nam, reconnue internationalement en 1954. Au fil de son parcours, Hô Chi Minh développe une idéologie qui se distingue des communismes russe et chinois, avec lesquels il lui arrive d’entrer en conflit. Sa pensée continue aujourd’hui encore à inspirer les politiques et particuliers au Viêt Nam, où il fait l’objet d’un véritable culte de la personnalité.

La ville la plus peuplée du Viêt Nam est baptisée Hô Chi Minh-Ville (Thành Phố Hồ Chí Minh) en son honneur depuis 1975.

C’est le 5 juin 1911 que Nguyên Tât Thanh embarque à Saïgon sur le paquebot mixte Amiral Latouche-Tréville de la Compagnie maritime des Chargeurs réunis qui assure alors la liaison Hai Phong-Dunkerque via diverses escales. Il débarque à Marseille avec seulement dix francs en poche, puis se rend au Havre dans le but de prendre un navire pour traverser l’Atlantique.

Au Havre, il utilise comme pseudonyme Van Ba et travaille dans la banlieue de la ville comme jardinier, avant d’obtenir un poste de cuisinier des officiers d’un paquebot.

Cette période est marquée par une errance permanente. Entre 1911 et 1913, il se rend entre autres à Bordeaux, Paris, Lisbonne, Tunis, Dakar, en Afrique de l’Ouest ou encore en Amérique, où il assiste au lynchage d’Afro-Américains par le Ku Klux Klan.

Durant ses nombreux voyages, il va toujours à la rencontre de ses compatriotes vietnamiens et démontre une réelle facilité dans l’apprentissage des langues. Il devient donc un véritable cosmopolite, sans pourtant jamais oublier ses racines vietnamiennes. Durant son séjour aux États-Unis, il rencontre à Boston des nationalistes coréens qui sont alors en lutte contre les ambitions japonaises, mais ne peut cependant rencontrer leur leader Syngman Rhee, alors hors des États-Unis. Nguyên Tât Thanh revient en Europe en 1913 ou début 1914 13 ; ces différents voyages ces rencontres avec des anticolonialistes lui permettent de faire des parallèles entre les situations coloniales et de développer sa pensée anticoloniale. Après ces nombreux voyages, le jeune Annamite s’installe à Londres. Comme aux États-Unis, il multiplie les emplois, étant notamment nettoyeur de route et chauffeur de salle avant de travailler aux cuisines de l’hôtel Carlton. Après son séjour à Londres, il revient en France durant l’été 1919, pour résider à Paris. Il suit alors l’effervescence révolutionnaire mondiale. La révolution soviétique donne à la théorie du « droit des nations à disposer d’elles-mêmes » (Lénine) un écho universel au moment où les « Quatorze points » du Président américain Wilson proposent un nouveau modèle de relations internationales basé sur une égalité entre les nations, et notamment une association générale des nations supposée offrir à l’avenir « des garanties mutuelles d’indépendance politique et d’intégrité territoriale aux petits comme aux grands États ».

Découvrir sa biographique complète


SOURCES Plaque & Wikipedia Ho Chi Minh 
PHOTOS
Dominique Milherou Tourisme-Marseille.com & Archive non créditée
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