Plaque “Démosthène Ollivier & Giuseppe Mazzini”, Naissance de la patrie Italienne

13 Rue Vincent Scotto, 13001 Marseille
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Plaque “Démosthène Ollivier & Giuseppe Mazzini”, Naissance de la patrie Italienne
Arrondissement : 1er
Sur la façade du 13 Rue Vincent Scotto on découvre une plaque et ses mots “dans cette maison qui fut de Démosthène Ollivier, Giuseppe Mazzini exilé italien, républicain formateur social rêva la résurrection de sa patrie dans la vision de la fraternité universelle“. Mazzini est considéré comme comme l’un des « pères de la patrie » italienne. Ses idées et son action politique ont largement contribué à la naissance de l’État unitaire italien et sa république. 

Démosthène Ollivier

Démosthène Ollivier, né rue Franklin à Toulon le 25 février 1799, mort à Saint-Tropez le 23 avril 1884, est un homme politique français. Démosthène Ollivier est le troisième fils de Jean-Baptiste Ollivier, commis aux vivres de l’armée de la Convention puis secrétaire-greffier de la commune de Beausset et maître d’école au Beausset (Var), de son vrai nom Olivier Roblo (27/6/1759 Vannes, Morbihan – 19/2/1833 Toulon), époux au Beausset le 24/12/1793 de Marie-Agnès Pétré (30/9/1768 Machecourt, Aisne – 14/2/1853 Batignolles, Paris, 17e). Il se destine de bonne heure au commerce, et dirige à Marseille une importante maison. D’opinions démocratiques, il prend part aux luttes de son parti contre la Restauration et la monarchie de Louis-Philippe. Au cours des années 1830, il fait la connaissance du révolutionnaire italien Giuseppe Mazzini en exil à Marseille, avec qui il se lie d’amitié. Lors de son départ pour la Suisse, Mazzini lui confie le fils qu’il a eu avec Giuditta Bellerio Sidoli, qui décède en 1835 chez Ollivier.

Il devient conseiller municipal de Marseille en 1836, et éprouve, comme négociant, des revers de fortune et une faillite qui compromettent sa situation politique ; mais ayant réussi, grâce à un travail, à remplir ses engagements et à obtenir sa réhabilitation, il conserve la confiance de ses concitoyens.

Giuseppe Mazzini

Après la révolution de février 1848, Ollivier fait nommer commissaire général de la République à Marseille son fils Émile. Ollivier est élu (23 avril) représentant des Bouches-du-Rhône à l’Assemblée constituante. Il fait partie du comité du commerce et vote avec la portion la plus avancée du parti républicain : contre l’établissement du cautionnement, contre les poursuites à l’encontre de Louis Blanc et Caussidière, contre le rétablissement de la contrainte par corps, pour l’abolition de la peine de mort, pour l’amendement Grévy, pour le droit au travail, contre l’ordre du jour en l’honneur de Cavaignac, pour l’amnistie, contre l’interdiction des clubs, contre les crédits de l’expédition de Rome, pour l’abolition de l’impôt des boissons. Adversaire déclaré de la politique du prince Louis-Napoléon Bonaparte, il est un des signataires de la motion tendant à la mise en accusation du président et de ses ministres, à l’occasion des affaires de Rome.

Non réélu à l’Assemblée législative, il continue de lutter, dans son département, pour les idées républicaines et radicales, proteste énergiquement contre le coup d’État du 2 décembre 1851, est arrêté et expulsé de France, et se réfugie en Belgique, puis en Italie. Il réside successivement à Nice et à Florence, et rentre en France en 1860. Il meurt le 24 avril 1884 au château de la Moutte.

9 février 1849 – Mazzini proclame la République à Rome

Giuseppe Mazzini, né le 22 juin 1805 à Gênes et mort le 10 mars 1872 à Pise, est un révolutionnaire et patriote italien, fervent républicain et combattant pour la réalisation de l’unité italienne. Il est considéré avec Giuseppe Garibaldi, Victor-Emmanuel II et Camillo Cavour, comme l’un des « pères de la patrie ». Mazzini a participé et soutenu tous les mouvements insurrectionnels en Italie qui se sont avérés pour leur grande majorité des échecs mais son action a eu pour effet d’ébranler les petits États de la péninsule et d’inquiéter les plus grands comme le Royaume de Sardaigne, puis le Royaume d’Italie à partir de 1861, la France et l’Empire d’Autriche dont Metternich, Premier ministre autrichien, dit de lui : « J’ai dû lutter avec le plus grand des soldats, Napoléon. Je suis arrivé à mettre d’accord entre eux les empereurs, les rois et les papes. Personne ne m’a donné plus de tracas qu’un brigand italien : maigre, pâle, en haillons, mais éloquent comme la tempête, brûlant comme un apôtre, rusé comme un voleur, désinvolte comme un comédien, infatigable comme un amant, qui a pour nom : Giuseppe Mazzini. ». Ses idées et son action politique ont largement contribué à la naissance de l’État unitaire italien alors que les condamnations des différents tribunaux de l’Italie l’ont forcé à l’exil et la clandestinité jusqu’à sa mort. Les théories mazziniennes sont d’une grande importance dans la définition du mouvement moderne européen par l’affirmation de la démocratie à travers la forme républicaine de l’État. En politique italienne, il constitue une référence permanente, ce qui lui a valu d’être récupéré par toutes les tendances politiques : le fascisme, la résistance et sa famille républicaine.

Découvrir sa biographie complète.


SOURCES Plaque & wikipedia Giuseppe Mazzini & Wikipedia Démosthène Ollivier 
PHOTOS  Dominique Milherou Tourisme-Marseille.com & Archives non créditées
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