Cloître Saint François de Sales, Apprentis d’Auteuil

20 Bd Rémusat, 13013 Marseille
1452
Cloître Saint François de Sales, Apprentis d’Auteuil
Arrondissement : 13ème
Site Internet : apprentis-auteuil.org
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A côté du cloître, l’internat et au fond l’Eglise Orthodoxe

Jusqu’en 1932 la Colline Saint Bruno appartenait à une riche famille marseillaise. Ensuite les Sœurs de la Visitation y établissent un monastère dans lequel elles élèvent des animaux de basse-cour et cultivent des potagers. Les sœurs fondent un hôpital militaire et plus tard une partie du couvent sera transformée en dispensaire. C’est en 1988-1989 que la Fondation d’Auteuil s’installe sur ces 6,5 hectares et nomme le cloître « Saint François de Sales ».

Créée en 1866 par l’abbé Louis Roussel, La fondation des orphelins apprentis d’Auteuil (appelée fondation d’Auteuil depuis 2002, Apprentis d’Auteuil depuis 2010), est une œuvre sociale qui se consacre à l’accueil, la formation et l’aide à l’insertion des jeunes en difficultés sociales.

Le site de Saint François de Sales de Marseille propose une formation en deux ou trois ans pour les CAP Agent Polyvalent de Restauration et Maintenance des Bâtiments de Collectivité.

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Le cloitre dans les années 30

Elle accueille des jeunes garçons et jeunes hommes âgés de 13 à 21 ans confiés par l’Aide Sociale à l’Enfance ou le juge des enfants, dans le cadre de mesures de protection de l’enfance et d’assistance éducative. Elle accueille également des mineurs isolés étrangers.

L’établissement accueille dans son internat, juste à côté du cloître (cf photo) jusqu’à 38 garçons.

L’école s’appuie sur un principe d’intégration progressive du jeune dans la vie professionnelle et adulte. Pour ce faire, des cours magistraux sont complétés par des ateliers et des travaux réalisés par les élèves.

Des entreprises font d’ailleurs régulièrement appel aux jeunes du MBC en tant que prestataire de services. Les travaux réalisés en entreprise les amènent à conduire un projet de chantier dans sa globalité.

Dans cette même logique de professionnalisation des jeunes, les préparations culinaires des élèves de la filière APR sont vendues à des entreprises extérieures (crèches, internats scolaires, entreprises).


Les missionnaires de La congrégation du Saint-Esprit accompagnent et aident les enfants de la Maison d’Auteuil. Cette congrégation a été fondée en 1703 à Paris.

L’entrée du cloître

Les spiritains, appelés également missionnaires du Saint-Esprit, forment une congrégation cléricale missionnaire particulièrement développée en Afrique. Son siège actuel se trouve à Rome avec sa maison mère historique à Paris.

On considère généralement que la congrégation du Saint-Esprit a eu deux fondateurs, à cent quarante ans de distance :

En 1703, Claude Poullart des Places (1679-1709), jeune aristocrate breton, ordonné prêtre après avoir renoncé à une carrière au Parlement de Rennes, regroupe des étudiants pauvres désireux d’être prêtres et de servir dans des paroisses pauvres.

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Le cloître en 2008

Ainsi naissent la société et le séminaire du Saint-Esprit. À partir de 1816, le séminaire est également chargé de fournir le clergé de toutes les colonies françaises.

en 1841, Jacob devenu François Libermann, juif et fils du rabbin de Saverne, converti au catholicisme, fonde la société du Saint-Cœur de Marie.

Son but est l’apostolat auprès des Noirs d’Afrique et auprès des esclaves devenus libres dans les îles de Saint-Domingue (Haïti) et Bourbon (La Réunion).

En 1848, La société fondée par Libermann regorge de vocations mais n’a pas de statut juridique précis. Celle de Poullart des Places existe officiellement mais est à bout de souffle. Or, les buts des deux congrégations sont très voisins.

Les membres de la société du Saint-Cœur de Marie entrent dans la congrégation du Saint-Esprit qui devient ainsi l’héritière d’une double tradition, riche des intuitions communes de ses deux fondateurs.

Vivant le plus souvent en communautés internationales, les spiritains s’efforcent de promouvoir la mission de l’Église auprès des plus pauvres, en particulier là où l’Église trouve difficilement des ouvriers.

Fondatrice d’Églises, en particulier en Afrique, la congrégation continue à soutenir ces Églises par son travail et ses œuvres éducatives, sociales et de développement, ainsi qu’à leur permettre de devenir elles-mêmes missionnaires. En France, les spiritains ont une vingtaine de communautés de pères et frères.

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Armoiries de la congrégation du Saint-Esprit

Les spiritains sont au 30 juin 2014 : 2 702 membres profès (ayant prononcé leurs vœux religieux), dont notamment 624 Nigérians, 317 Français, 257 Irlandais, 127 Ghanéens, 122 Tanzaniens, 120 Portugais, 88 Angolais, présents dans 60 pays sur les cinq continents.

Parmi eux 982 sont originaires d’Europe, 1 499 d’Afrique et de l’Océan Indien, 120 d’Amérique du Nord, 90 d’Amérique latine, 10 d’Asie et 1 d’Océanie. Toujours au 30 juin 2014, les spiritains se répartissent entre 32 évêques, 2 096 prêtres, 118 frères, et 456 jeunes profès en formation.

De 1932 à 2011, la congrégation était propriétaire du château de Piré-sur-Seiche, au sud de Rennes. Elle gère toujours l’abbaye Notre-Dame de Langonnet dans le Morbihan.


SOURCES Wikipédia & sfs13.wordpress.com apprentis-auteuil.org
PHOTOS Google Street View & sfs13.wordpress.com &  apprentis-auteuil.org

 

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