Monument à Jeanne d’Arc, Louis Botinelly

8 Cours Franklin Roosevelt 13001 Marseille
498
Située sur le parvis de l’église Saint-Vincent-de-Paul, dîtes Les Réformés, cette statue oeuvre de Louis Botinelly, a été bénite le 19 mai 1943 pour la fête de Sainte Jeanne d’Arc, par Monseigneur Delay, évêque de Marseille.

Une sculpture de Jeanne d’Arc représentée sous les traits d’une jeune paysanne est située sur un piédestal circulaire.

Celui-ci est décoré de quatre reliefs représentant : La Levée du siège d’Orléans, Jeanne d’Arc et Charles VII, Le Sacre de Charles VII et enfin le Martyre de Jeanne d’Arc.

À partir de 1941, Botinelly travaille à ce monument commandité, comme un symbole, par le clergé marseillais en pleine période d’occupation nazie. Le 7 septembre 1942, la Ville de Marseille participe pour 5 000 francs à l’érection du monument, estimé à 200 000 francs.

Louis Botinelly

Né à Digne le 2 janvier 1883, il est le fils d’un marbrier et tailleur de pierre, originaire du canton du Tessin (Suisse) et établi dans cette ville au moment de la naissance de Louis.

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Louis Botinelly, 1928. Collection particulière

La famille s’installa ensuite à Marseille, rue Saint-Pierre, dans un atelier dont le père de Botinelly avait hérité à la mort de son frère.

Grâce à une bourse de la ville de Marseille, Louis Botinelly put séjourner en Italie en 1902 où il travailla dans l’atelier de Jules Coutan. En 1905 il fut reçu premier à l’école nationale des beaux-arts de Paris. Il s’installa dans la capitale en 1906, où il réalisa un grand nombre de ses œuvres.

Il épousa une demoiselle Jeanne Gaillard, à Riez, en 1908. En 1911, il obtint une médaille de bronze pour son Dresseur d’oursons. Il fut mobilisé en 1914 au 7e régiment du génie à Avignon.

Après la guerre, il divorça le 27 mai 1921 pour se remarier avec Madeleine Nicolet, à Marseille, le 21 décembre 1921. Il s’installa au 14 de la rue Buffon où il eut son atelier qu’il réaménagea en 1933 à la naissance de sa fille.

Comme de nombreux sculpteurs français de l’époque, il reçut commande d’un Monument aux morts, à la mémoire des combattants de la ville d’Avignon, pour lequel il reçut une somme de 30 100 francs.

En 1943, l’armée d’occupation allemande ayant décidé de récupérer le bronze du mobilier urbain fit enlever plusieurs statues dont celles de Berryer, Lamartine, Victor Gelu, l’Aveugle et le paralytique et le Dresseur d’oursons. Cette dernière statue put être sauvée grâce à l’intervention de Louis Botinelly et remontée sur son socle le 25 février 1945.

Louis Botinelly mourut le 26 mars 1962 dans son logement du 14 de la rue Buffon ; il repose au cimetière de Plan-de-Cuques.


SOURCES Marseille.fr & Wikipédia marseillesculptee.blogspot.fr
PHOTOS Google Street View & Collection particulière & Dominique Milherou Tourisme-Marseille.com

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