La Belle Jardinière 6,8,10 Rue Saint-Ferréol, Eurodif

8 Rue Saint-Ferréol, 13001 Marseille
1553
La Belle Jardinière 6,8,10 Rue Saint-Ferréol, Eurodif
Arrondissement : 1er
A la fin du XIXème siècle, une succursale marseillaise du groupe parisien la Belle Jardinière s’installe au 6,8 et 10 rue Saint-Ferréol, dans un immense espace aujourd’hui occupé par la marque Eurodif. Le concept de magasin proposant de la confection finie et en série, à un prix adapté à la nouvelle clientèle des classes moyennes, connaît un grand succès et le petit magasin parisien de 1824 est à l’origine d’une des premières chaînes fonctionnant en franchise avec 322 unités en 1860 ! Elle se surnomme à l’époque “La plus grande maison de vêtement du monde entier” rien que ça !

L’histoire de la Belle Jardinière remonte à l’origine à un mercier de La Cité à Paris, Pierre Parissot, qui a établit quai aux Fleurs en 1824, un commerce de vêtements confectionnés, vendus à prix fixe. L’invention, par Barthélemy Thimonnier, de la machine à coudre permet à Parissot de développer considérablement ses affaires.

Le magasin s’agrandit peu à peu et occupe un vaste quadrilatère situé entre la rue de la Cité, la rue du Haut-Moulin et la rue des Marmousets. En 1856, le capital atteint déjà 3 millions de francs.

En 1864, l’enseigne est expropriée de son premier magasin de la Cité, qui est détruit trois ans plus tard pour construire l’Hôtel-Dieu.

Un nouveau magasin est alors construit quai de la Mégisserie par l’architecte Henri Blondel, entre le 29 mai 1866 et décembre 1867. Partiellement inauguré en avril 1867, le bâtiment est agrandi en 1878.

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L’intérieur du magasin marseillais

En 1869, Adolphe, neveu de Parissot, entre dans le capital. Mare Marguerite Lescot, petite-fille d’Adolphe, épousera Albert Bouclier qui en deviendra le PDG. Il est de 196 millions de francs en 1930, date de la transformation de l’entreprise en société anonyme.

La maison ne modifie jamais son objet primitif, étant le seul grand magasin parisien à n’avoir conservé qu’une activité bien déterminée.

L’enseigne regroupe 190 points de vente en 1840 et 322 en 1860. Des établissements scolaires y font faire leurs uniformes, comme le Collège Stanislas de Paris. Pendant la Première Guerre mondiale, ils vendent des vêtements militaires aux officiers français et alliés.

La Belle Jardinière cesse son activité en 1972, après que M. Bricard, président-directeur général, l’eut cédée aux frères Willot (groupe Agache-Willot) qui ont, dans ce rachat, un objectif de plus-value immobilière.

Créée en 1980 par Robert Lascar, l’enseigne Eurodif s’installe dans les locaux de La Belle Jardinière. L’enseigne dispose de 80 concept stores en France, essentiellement implantés en centre-ville, cette marque est à l’origine de la création du groupe Omnium qui compte dans ses enseignes Burton, Bouchara ou encore Devred.


SOURCES Wikipédia
PHOTOS Archives & Dominique Milherou Tourisme-Marseille.com
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