Maison de naissance de l’écrivaine féministe Thyde Monnier

36 rue de Rome, 13001 Marseille
279
Maison de naissance de l’écrivaine féministe Thyde Monnier
Arrondissement : 1er
L’écrivaine et féministe multirécompensée Mathilde Monnier, alias Thyde Monnier naît à Marseille le 23 juin 1887 ici au 36, rue de Rome, où ses parents sont commerçants.

Durant sa scolarité, elle témoigne surtout de l’intérêt à écrire des poèmes et dessiner. Elle est élève au Lycée Montgrand qu’elle quitte en 1897 pour travailler en tant qu’ouvrière dans le magasin Le Corset de Satin (situé dans la maison de Pierre Puget à la rue de Rome à Marseille). Dans ce magasin, qui appartient à sa mère, elle apprend le métier de corsetière. Durant cette période, elle rédige sa première pièce de théâtre intitulée Marie Routier. Elle obtient sa première récompense littéraire en 1906 (un prix de poésie) pour un sonnet à Mistral. Elle collabore à diverses revues. L’expérience du mariage Elle ne quitte la boutique familiale qu’à son mariage, en 1910, avec Maurice Pourchier, ami de son frère, qui est mobilisé en 1914. Le couple s’installe à Allauch, village provençal situé à douze kilomètres du centre-ville de Marseille. Lorsque son mari est blessé en 1915, elle part le soigner. Il contracte une pneumonie et elle s’occupe de lui, mais il lui montre peu de reconnaissance. Dès sa guérison, il vit sa passion pour les matchs de football et la délaisse.

En 1915 le couple s’installe à Canton Rouge. Elle publie Cette vieille romance en 1924, Mon bel été en 1926.

En 1927, après une violente altercation, elle quitte le domicile conjugal et divorce. Elle fait la connaissance d’un ami de sa sœur, jeune homme de 25 ans (elle en a alors 40). Elle l’épouse en 1932 et ils s’installent à Saint-Raphaël et à Bandol. Ils voyagent ensuite dans la France entière durant une longue période avant de divorcer en 1940. De ses deux expériences conjugales, elle tirera une conclusion féministe, proclamant la nécessité d’une libération qui commence par la libération sexuelle. Deux de ses livres défendent cette position. Leurs titres sont significatifs : De l’homme à la femme et La Dernière Esclave. Elle obtient le prix de la poésie libre pour une plaquette Or moi, bateau perdu en 1936, et fait ses débuts de romancière la même année avec La Rue courte (prix Cazes). Ce roman qui dépeint la vie des modestes villageois et villageoises d’Allauch lui vaut la célébrité en 1937 (une rue du village d’Allauch porte son nom). Elle y développe ses idées féministes à la suite de son expérience du mariage. L’action de son roman se déroule notamment au vieux village d’Allauch, où elle a habité avec son premier mari. Elle estime qu’il existe dans le mariage une domination du mari qui met l’épouse dans une situation intenable.

En 1937-1938, elle entame est le roman-cycle intitulé Les Desmichels, qui restera son œuvre la plus connue (l’ensemble fera l’objet d’une adaptation télévisée diffusée entre 1974 et 1976). Pendant la seconde guerre mondiale En septembre 1939, elle demande officiellement par écrit la libération de Jean Giono, son ami, qui est emprisonné pour pacifisme au fort Saint-Laurent. Elle lui envoie également l’avocat de sa famille qui contribuera à le faire libérer. En novembre 1940, à Manosque, elle séduit un jeune protégé de Giono, Pierre Magnan (elle a cinquante-trois ans, il en a dix-huit). Ils vivront ensemble pendant dix ans. Entre 1943 et la Libération elle l’aide à se soustraire au service du travail obligatoire (STO), en l’emmenant à Saint-Pierre d’Allevard dont elle connaissait l’instituteur. Il y écrira son premier roman, L’Aube insolite, inspiré par les villageois et les maquisards. Elle l’utilisera pour le cadre de son roman Le Vin et le Sang.

Pierre Magnan évoquera sa relation avec Thyde Monnier dans son livre de 1990 Pour saluer Giono et dans son récit autobiographique de 2004 Un monstre sacré. En 1941, Nans le berger reçoit le prix de La Guilde du Livre. Après-guerre Thyde Monnier écrit également de nombreux essais, des mémoires, Moi, en quatre tomes et une pièce de théâtre. Elle vit sur les hauteurs de Nice, à Cimiez, dans la bastide « L’oiseau chanteur ». Elle y reçoit Montherlant, Cocteau et d’autres écrivains. Elle y écrit son dernier livre et unique roman historique La Ferme des quatre reines.

Plusieurs distinctions lui sont décernées, notamment le prix Victor-Margueritte et le Prix de l’Académie française. Sollicitée pour succéder à Colette à l’Académie Goncourt, elle refuse, préférant rester à Nice, dans son quartier de Cimiez, où elle meurt le 18 janvier 1967, à soixante-dix neuf ans. Elle est enterrée à Marseille, selon ses vœux.


SOURCES wikipedia Thyde Monnier
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