Le Cabaret Mélodie-Bar et le Fou Chantant

66 la Canebière, 13001 Marseille
155
Le Cabaret Mélodie-Bar et le Fou Chantant
Arrondissement : 1er
En octobre 1936, Charles Trenet est appelé sous les drapeaux à la base d’Istres…il s’y ennuie profondément et c’est en balayant la cour qu’il compose et écrit des chansons telle que la célèbre « Y’a de la joie ». Dès mars 1937 il se produit le soir au Cabaret Mélodie-Bar au sous sol du Grand Hôtel de la Canebière, l’actuel commissariat, pour y interpréter ses créations. Le directeur des lieux Edmond Bory réalise alors des affiches pour annoncer les concerts de l’artiste…le terme « Charles » n’est pas assez attirant à son goût, il fera rajouter « le fou chantant » ! Quand au célèbre chapeau rond de l’artiste il serait inspiré d’une sculpture de la façade de l’hôtel de Police ! Celle de droite au dessus de la porte, si, si regardez bien.

La statue de droite qui aurait donné l’idée à Trenet de porter un chapeau

C’est à ce moment de sa carrière qu’il compose et écrit ses chansons les plus célèbres : Y’a de la Joie, Je chante, Fleur bleue. Ces chansons sont – dans un premier temps – confiées à d’autres interprètes : Y a d’la joie est d’abord chantée par Maurice Chevalier au Casino de Paris, dans la revue Paris en joie, pour l’Exposition internationale de février 1937, puis dans le film L’Homme du jour, de Julien Duvivier. La Valse à tout le monde est interprétée par Fréhel, et Quel beau dimanche par Lys Gauty. Isolé et éloigné de Paris, Charles Trenet parvient à se faire muter à la base de Vélizy dans les Yvelines. Libéré du service militaire en décembre 1937, il commence véritablement sa carrière en solo par une première séance d’enregistrement chez Columbia : Je chante et Fleur bleue. En janvier 1938, Trenet grave Y’a d’la joie et se réapproprie « son » œuvre par la même occasion. En mars 1938, grâce à Émile Audiffred et Mitty Goldin, vient son premier grand triomphe sur la scène d’un music-hall, à l’A.B.C. Il chante également au micro de Radio Cité, notamment le titre Boum !, pour lequel il reçoit sa première consécration : le grand prix du disque de l’Académie Charles-Cros. Il se lie d’affection pour le jeune poète-chansonnier Gabriel Arnaud dont il soutient l’édition du premier roman Le Paroissien – Roman Picaresque. En 1938, il tourne en vedette dans les films La Route enchantée et Je chante. N’aimant pas son visage poupin, il se crêpe les cheveux, visse sur sa tête un chapeau de feutre mou rabattu en arrière, s’habille avec un complet-veston bleu et plante un œillet rouge à sa boutonnière : le « Fou chantant » entame dès lors une longue tournée internationale qui le conduit en Angleterre, en Espagne, en Italie, au Maroc, en Grèce, en Turquie et en Égypte.

Lire la suite de sa biographie.


SOURCES wikipedia Charles Trenet
PHOTOS  Dominique Milherou Tourisme-Marseille.com & Carte postale ancienne & archive non créditée
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