Chapelle de la propriété de Joseph Marcelin Flotte

42 rue Gaston de Flotte, 13012 Marseille
181
Chapelle de la propriété de Joseph Marcelin Flotte
Arrondissement : 12ème
Perdue dans un environnement très contemporain et coincée entre un bowling et des immeubles d’habitation, cette ancienne chapelle de la propriété de Joseph Marcelin Flotte détonne. La bastide est en ruine, quant à la chapelle le fronton serait l’œuvre du sculpteur Cayol, maître de Pierre Puget, il évoque le baptême de Jésus par Jean Baptiste. Le domaine sera fréquenté notamment par les Bonaparte, Frédéric Mistral mais aussi Alphonse de Lamartine en 1832 et Marie-Christine de Bourbon, mère-régente d’Espagne en 1840. En 1855 Marius Chaumelin écrit “bien souvent cet humble vallon a été visité par des poètes, par des artistes et, ce qui surprendra le plus, par des têtes couronnées. La muse semble s’être complu dans cette solitude charmante et y avoir fait élection de domicile”.

Aujourd’hui nommée rue Gaston de Flotte, l’artère se dénommait auparavant l’impasse Bouteille, du nom de la propriété ayant appartenu au baron Bouteille, fin XIXe siècle. Propriété Lantier, ou Lanthier avant la Révolution, puis elle passe à Joseph Marcelin Flotte (famille originaire de La Roche-des-Arnaud, Hautes-Alpes), ensuite au fils de ce dernier, Étienne Gaston Flotte, né à Marseille dans le quartier de Saint-Jean-du-Désert, le 26 février 1805, dans la bastide près de cette chapelle encore existante. Il était le secrétaire de son grand-père Lamier. Le baron Gaston de Flotte, rédacteur à la Gazette du Midi, poète auteur dramatique, composa l’acte d’Hérode pour la Pastorale Maurel. Il meurt le 28 août 1882.

Tout près de la chapelle se trouvait la bastide (qu’on dit en ruine mais je n’ai pas réussi à la localiser précisément) dont le dernier propriétaire se nommait Auric.

Une plaque de marbre, disparue, rappelait le passage de Lamartine en 1832 en compagnie de Gaston de Flotte. Le domaine a également accueilli Pierre Puget, Frédéric Mistral, Bayle, Audin, Dethou, Joseph Autran, le comte Roselly de Lorgues. On évoque aussi le passage très remarqué des Bonaparte (pour des noces) et celui de Marie-Christine de Bourbon, mère-régente d’Espagne en 1840. « En vérité, avec ses luxuriantes prairies, ses jardins potagers, ses parterres de fleurs, ses nombreux arbres séculaires, ce quartier apporte, aux yeux du « pèlerin » l’aspect le plus agréable » pouvait encore écrire l’abbé Giffon en 1957 dans son Pèlerinage au Désert.

Le xxie siècle a achevé de dénaturer ce quartier de Saint Jean du Désert en le traversant en croix par une rocade urbaine et une autoroute. Les noms des voies environnantes constituent le seul souvenir de l’ancien passé.


SOURCES wikipedia St Jean du Désert & Dictionnaire Historique des rues de Marseille & Provence 7.com
PHOTOS  Dominique Milherou Tourisme-Marseille.com
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