Société Provençale de Constructions Aéronautiques, succès, crashs et flop

67 chemin de la Madrague-Ville, 13015 Marseille
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Société Provençale de Constructions Aéronautiques, succès, crashs et flop
Arrondissement : 15ème
La Société provençale de constructions aéronautiques (SPCA) fut un éphémère constructeur aéronautique de l’entre-deux-guerres, actif entre 1925 et 1936, spécialisé dans la construction d’hydravions. Elle fut fondée par Georges Philippar et Laurent-Dominique Santoni le 12 juin 1925 à La Ciotat où se trouvait sa principale usine au cœur des chantiers navals. Mais la SPCA possédait également de grands ateliers à Marseille notamment au 87 rue de Lyon (où les bâtiments d’origine ont été détruits), au 243 Bd National à l’emplacement actuel d’un square pour enfants ou encore au 67 chemin de la Madrague-Ville ou des bâtiments subsistent encore…entre succès relatifs, récompenses, crashs et échecs commerciaux, la société ne survivra que 11 années mais son histoire symbole d’une époque, valait bien quelques lignes. 

Ateliers du 67 chemin de la Madrague

Cette compagnie était une filiale de la Société provençale de constructions navales (SPCN). Elle répondait, à l’époque, aux besoins grandissants de liaisons (pour le courrier et les voyageurs) de plus en plus rapides entre la métropole et les colonies françaises et vers d’autres pays plus éloignés. La concurrence faisait rage entre les divers constructeurs aéronautiques et une myriade de compagnies se succédaient, se restructuraient, s’alliaient ou disparaissaient au gré des réussites ou des échecs des prototypes construits. L’accès à la mer était bien entendu déterminant pour celles qui se lançaient dans le domaine spécifique des hydravions. Ces appareils étaient alors préférés pour les liaisons intercontinentales, en raison de leur plus grande sûreté ː en cas de panne durant le vol, ils pouvaient toujours se poser sur la mer.  C’est dans ce contexte très concurrentiel que fut créée la SPCA, dont le siège social et la direction se trouvaient à Paris, mais dont les ateliers étaient à la Ciotat et à Marseille. Mais la SPCA ne construira que quelques rares prototypes d’avions ou hydravions. En effet, la réussite de ses modèles fut assez inégale, alternant les réussites avec de cuisants échecs. En 1934, les ateliers de la SPCA cesseront toute activité, trop concurrencés par les « grosses compagnies » naissantes : Breguet, Latécoère, Air France…

Lors de la nationalisation des industries aéronautiques de 1936, l’usine de la SPCA a été intégrée à la SNCASE.

Les appareils construits par la SPCA 

Le 3ème exemplaire du Météore 63 (les exemplaires 1 et 2 avaient été construits à Meudon) était un hydravion de transport, piloté aux essais par le ciotaden Ernest Burri. Il fit son premier vol le 3 septembre 1925. C’était un biplan en bois et revêtement entoilé, pouvant emporter 6 passagers. Il eut un certain succès et se fit remarquer par sa rapidité et son grand rayon d’action. Il fut vainqueur, en 1926, du Grand Prix des Hydravions de Transport Multimoteurs. Acheté par l’Etat, il fut affecté sur la ligne d’étude Marseille-Alger. Il effectue son premier voyage le 22 octobre 1926. En janvier 1927, Air-Union Lignes d’Orient commandera les rapides « Météore » pour ses lignes vers Beyrouth et Saïgon. Il parcourut plus de 100 000 km sur la ligne de Beyrouth. C’est sur l’un d’eux que le célèbre aviateur Nogues, au cours d’un voyage d’essai vers Beyrouth, en octobre 1927, fera naufrage à Naples et ne sera sauvé que de justesse. Un autre prototype sortit également en 1928, l’hyravion-torpilleur « Paulhan-Pillard » premier hydravion métallique construit en France. Mais l’un d’eux capota en rade de La Ciotat, le 2 août 1928, et l’un des 4 hommes d’équipage: l’ingénieur Perrot se noya.

Le Hermès, un bimoteur, ne fut construit en 1930 qu’à un seul exemplaire car, défaillant, il ne fut même pas retenu pour l’exploitation commerciale.

D’autres productions de la SPCA se succèderont :

– Le 4 avril 1928, l’Hydravion Monoplan quintuplace de patrouille maritime S.P.C.A. 10 fit son premier vol. Un seul exemplaire fut construit car les moteurs, placés trop près du bord d’attaque des ailes cassaient leur portance et causèrent la perte de l’appareil. Le 8 janvier 1929, il piqua dans la mer tuant les cinq hommes d’équipage. Suivit le S.P.C.A. 20, hydravion Monoplan de torpillage quadriplace…2 exemplaires seront construits.
– En 1929, place au S.P.C.A. 40T, Trimoteur Monoplan de transport postal, 2 exemplaires construits, vitesse maximale : 180 km/h, autonomie : 600 km.
– En 1931, construction du S.P.C.A. 30, Bombardier Quadriplace Monoplan aile basse entièrement métallique, 2 exemplaires construits, vitesse maximale : 255 km/h, autonomie : 650 km. La même année on découvrez le S.P.C.A. 41T, Trimoteur de transport postal. Premier vol le 12 décembre 1931, 1 seul exemplaire construit, autonomie : 750 km, vitesse maximale : 190 km/h.
– En 1932, sortie du S.P.C.A. 60 encore un hydravion bimoteur de transport, 1 seul exemplaire construit, rapidement abandonné à la suite du manque de rigidité de sa structure.

Puis jusqu’en 1934, la SPCA va concevoir des avions plus petits dits « de police coloniale » sans grand avenir marquant la fin de l’entreprise.


SOURCES Wikipedia museeciotaden.org
PHOTOS archives de la marque
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