Restaurant La Capricieuse et son Impasse mal placée

Anse du Cuivre, 13007 Marseille
186
Restaurant La Capricieuse et son Impasse mal placée
Arrondissement : 7ème
On s’interroge souvent sur son nom en passant dans les petites ruelles de Malmousque. Comment la minuscule impasse Capricieuse a t’elle héritée de son sobriquet…le nom d’une maison ? l’hommage à une ancienne habitante colérique du quartier habituée à tout avoir et tout de suite ! Il n’est est rien, il s’agissait en fait du nom commercial d’un élégant restaurant doté d’une superbe terrasse surplombant les rochers face à l’Ecueil des Cent Francs (Ile Degaby). Certaines sources situent de fait l’établissement en contre bas de l’impasse Capricieuse, d’autres rue du Génie, mais les cartes postales de l’époque prouvent qu’il se trouvait bien du côté de l’Anse des Cuivres au pied de l’actuel centre des permissionnaires de la légion étrangère. Il ne reste plus aucune trace de l’établissement et seulement quelques fragments de son histoire. 

La terrasse et L’Ile Degaby au fond à gauche

Une carte postale nous indique son ancien nom, l’Etablissement Borel, qu’il était tenu un temps par un dénommé Alfred et proposait des dîners sur commande. Le blog provenceetmoi.canalblog.com nous précise que l’on dansait ici au 14 juillet le “baletti” du 14 juillet, un terme en langue provençale utilisé pour désigner un bal populaire. Le Dictionnaire historique des rues de Marseille d’Adrien Blès se pose également la question de ce nom étrange, il avance la théorie (simple supposition) que la Capricieuse pourrait être un hommage au nom d’une corvette française (voir onglet photo). Pour cela il faut remonter au 18ème siècle.

Depuis la Conquête de 1760, les échanges entre la France et ses anciennes colonies d’Amérique du Nord sont presque inexistants.

Restaurant La Capricieuse et son Impasse mal placée

Le site de nos jours

Au milieu du XIXe siècle, deux événements amènent la reprise des relations entre le Canada-Uni et l’ancienne mère patrie. D’abord, en 1849, le gouvernement de la Grande-Bretagne abolit les lois interdisant aux navires étrangers la navigation en eaux canadiennes puis, au début de l’année 1855, Français et Britanniques s’allient contre la Russie lors de la Guerre de Crimée. Devant ce rapprochement, les craintes d’un retour diplomatique et commercial de la France au Canada sont apaisées. C’est dans ce contexte favorable qu’en 1855, La Capricieuse, premier navire français à revenir au Canada après 1763, remonte le fleuve Saint-Laurent et fait escale à Québec.

Désirant avant tout développer des marchés pour ses produits, la France envoie la corvette en mission au Canada pour évaluer la taille et le fonctionnement du marché canadien et établir des relations commerciales et culturelles. Les autorités françaises veulent également officialiser la réconciliation franco-britannique.


SOURCES Dictionnaire historique des rues de Marseille par Adrien Blès & patrimoine-culturel.gouv.qc.ca
PHOTOS Cartes postales anciennes & patrimoine-culturel.gouv.qc.ca
A NOTER Ce site est un blog personnel, ces informations sont données à titre indicatif et sont mises à jour aussi souvent que possible. N’hésitez pas à me contacter pour toute correction ou contribution

Avis sur cette fiche
Il n'y a pas encore d'avis sur cette fiche, soyez le premier !
Laisser un avis
VOTRE NOTE:
D'autres fiches à explorer dans cette catégorie