Les Pierres Plates, Bains Populaires

Prom. Robert Laffont, 13002 Marseille
1866
Les Pierres Plates, Bains Populaires
Arrondissement : 2ème
Le site des « Pierres Plates » était très emblématique à Marseille. Un lieu de baignade et de bronzette sur la rive nord du Lacydon, nommé ainsi à cause d’enrochements légèrement inclinés qui, à partir des années 1850, bordent le canal Saint-Jean reliant le Vieux-Port au nouveau port de la Joliette…on dit que le défi des jeunes de l’époque consistait à traverser la passe à la nage en bravant les bateaux. Depuis 1930 le lieu s’est transformé et déplacé et l’appellation est restée.

Au début du xixe siècle le port de Marseille devient de plus en plus encombré et ne répond plus aux impératifs économiques qu’impose l’apparition des navires à vapeur. Les projets d’extension portuaire se succèdent ; il est finalement décidé de créer au nord du Vieux Port, un port extérieur construit par devant le rivage, entièrement gagné sur la mer et protégé par une digue. La création du nouveau bassin de la Joliette est autorisée par la loi du 5 août 1844. Les travaux durent neuf ans : le nouveau bassin (20 ha) double presque celui du vieux port (26 ha). Ces deux bassins sont reliés par un chenal de 150 mètres de longueur réalisé dans l’ancien fossé du Fort Saint-Jean qui devient ainsi une île. Pour laisser le fort Saint-Jean accessible aux véhicules, deux ponts tournants sont construits : le pont tournant du fort Saint-Jean d’une longueur de 2,65 mètres et celui de la Major d’une longueur de 3,80 mètres.

Ce canal est protégé de la mer par des enrochements confectionnés avec des « pierres plates » d’où le nom donné à cette zone qui devient le lieu de prédilection des baigneurs du quartier et des pêcheurs à la ligne.

Suite au comblement du canal vers la fin des années 1930 puis à la construction du môle J4, l’appellation persiste et le lieu-dit s’est déplacé sur le pourtour occidental du Fort Saint-Jean.

« Les Pierres Plates » sont restées un lieu de promenade et de loisirs pour les marseillais et toujours un lieu de baignade pour quelques enfants malgré l’interdiction. Une ode a ce lieu a été enregistrée avant 1914 par Darbon-Nodar, “La Chanson des Pierres plates”. Darbon incarnait le marseillais par excellence avec son accent inimitable et ce patois un peu oublié de nos jours. Il fut aussi le premier à enregistrer pour une maison d’enregistrement dès 1908 pour Odeon, suivi en 1909 pour Pathé-Frères. En 2006 une exposition photo de Michel Hezard “Entre ville et mer, les Pierres Plates” rendait hommage aux marseillais habitués des “nouvelles” Pierres Plates.


SOURCES culture.gouv.frMichel Samson Le Monde & delabelleepoqueauxanneesfolles.com
PHOTOS Archives non créditée & Delcampe.net
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