L’Hôtel de la Marine, Affaires Maritimes

23 Rue des Phocéens, 13002 Marseille
1067
L’Hôtel de la Marine, Affaires Maritimes
Arrondissement : 2ème
Ce superbe îlot triangulaire construit en 1866, ancien siège de la Gendarmerie Maritime et des Affaires Maritimes, est référencé dans l’inventaire du patrimoine culturel marseillais. Ses 3 300 m², abandonnés puis squattés en 2014 ont été mis en vente en juillet 2015 par le Conseil Départemental des Bouches-du-Rhône afin de rationaliser son patrimoine. Mise à prix 3 millions d’euros. A ce jour on attend encore publiquement le projet d’un repreneur.

l-hotel-de-la-marine-affaires-maritimes-rue-des-phoceens-marseille-2Rue des Phocéens, seule l’enseigne “Affaires Maritimes” sur le fronton de l’immeuble rappelle le passé de ce lieu qui accueillait il y a encore quelques années la Direction régionale des affaires maritimes avant qu’elle ne migre et ne change de statut au 40 boulevard de Dunkerque dans les locaux de l’ancienne direction régionale des affaires maritimes de PACA.

En effet le niveau interrégional s’organise désormais autour d’une nouvelle entité, celle de la direction interrégionale de la mer. Cette nouvelle DIRM est issue de la fusion des anciennes directions régionales des affaires maritimes, des services des Phares et Balises, des centres de stockage Polmar et de la délégation de façade maritime.

Elle est en charge de la conduite des politiques de l’État en matière de développement durable de la mer, de gestion des ressources et de régulation des activités maritimes.
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Quant au siège de la rue des Phocéens, ici les marins pouvaient passer leur visite médicale, on y enregistrait les navires, on pouvait aussi passer son permis bateau…et même s’en payer un !

Quelque 6500 licences auraient ainsi été illégalement délivrées pendant des années contre paiement de 500 à 1.300 euros pièce par l’institution dans une affaire de vrais faux permis ayant éclaté en 2009 et jugée en 2011. Ce trafic a ainsi rapporté aux instigateurs 3 millions d’euros entre 2004 et 2007.

Après l’abandon des lieux pour la migration du service Boulevard de Dunkerque, un “Appel à Chantier Collectif’ a été lancé sur les réseaux sociaux et le site fr.squat.net afin de squatter l’ensemble immobilier de juillet 2014 jusqu’en juin 2015 par le collectif La Torpille. Le groupe qui serait proche de la mouvance anarchiste a transformé momentanément le lieu en espace d’activités culturelles avec des concerts ou encore des projections de films.

Aujourd’hui en attente d’un repreneur l’immeuble dispose de 1 802 m2 de locaux affectables en espace de travail, 737 m2 de locaux divers à usage de stockage et sanitaires, et 775 m2 de circulations et escaliers.


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