Ex Caserne d’Aurelle de Paladine et le Collège Gaston Deferre

36 Av. de la Corse, 13007 Marseille
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Ex Caserne d’Aurelle de Paladine et le Collège Gaston Deferre
Arrondissement : 7ème
Nichée au pied du Fort Saint Nicolas, l’ex caserne militaire d’Aurelle (de Paladine, son nom complet) a été construite entre 1859 et 1863 et ne laissera que peu de traces de sa courte histoire. Celle qu’on nommera aussi la Caserne Saint Victor a été cédé par l’état à la ville en 2009 pour 10 millions d’euros afin de se transformer en collège et en immeuble d’habitation privé d’ici 2023 (?)…mais l’ancien site militaire cache encore quelques secrets dans ses entrailles !

Lors de cette cession par l’état, certains promoteurs se sont alors emballés, imaginant ici une immense tour d’habitation de plus de 30 étages ! Au final après un diagnostic archéologique de l’INRAP c’est bien un service public qui ouvrira ses portes en 2023 (date à confirmer) avec la création du nouveau collège Gaston Defferre suite à la cession de la mairie à titre gratuit d’une partie du domaine au Département des Bouches-du-Rhône. Un autre secteur de la caserne a été cédé afin d’accueillir un immeuble d’habitation du promoteur Habside, le “Fort Lacydon” avec un commerce en rez-de-chaussée. Un projet qui a essuyé de nombreux recours de riverains pour sa hauteur et a créé la polémique en avril 2021 avec la destruction d’un des murs de la caserne. Mais sous les futurs collégiens se cache un lieu secret, l’ancien centre de transmission de la caserne, formé d’un impressionnant labyrinthe de couloirs.

Le site début 2022

Un lieu exceptionnel partie intégrante à présent du Fort Saint Nicolas mais quasi impossible à réaménager. Etabli sur une surface de 6 665 m² ce projet de collège à 32,5 M€ comprend la réhabilitation des bâtiments de la caserne d’Aurelle, au pied du fort Saint-Nicolas, en salles de classe, cantine, locaux administratifs et logements. Le programme comprend également la construction d’un gymnase et d’une salle polyvalente dans la cour. L’agence Leteissier-Corriol est la lauréate du concours de maîtrise d’œuvre lancé par le Département des Bouches-du-Rhône sur ce collège dont les travaux ont commencé fin 2021. C’est le groupement associant les agences Leteissier-Corriol architectures & urbanisme, (mandataire), Bajolle & Gianni architectes et les bureaux d’études Etamine, BERIM, Ingecor et Thermibel qui va ainsi réaliser le nouvel établissement.

Le futur collège

Ce collège de 720 élèves (12 100 m2 de surface de plancher) sera doté d’un gymnase, d’une petite salle polyvalente, d’un restaurant scolaire (600 couverts), d’un plateau sportif et de quatre logements de fonction.

Il mêlera construction d’un écrin neuf (6 100 m2) et restructuration d’une partie des locaux de l’ancienne caserne (6 000 m2).

La construction débutera après le décapage, le désamiantage, la démolition des bâtis non utilisés, la refonte des réseaux et le diagnostic d’archéologie de l’INRAP.


Quant au nom de la caserne il vient de Louis Jean Baptiste d’Aurelle de Paladines, né le 9 janvier 1804 au Malzieu-Ville (Lozère) et mort le 17 décembre 1877 à Versailles…un militaire, général de division et grand-croix de la Légion d’honneur.

Né au Malzieu (Lozère), il effectua ses études au Prytanée national militaire avant de s’illustrer dans la carrière d’officier. Louis Jean Baptiste d’Aurelle de Paladines entra à Saint-Cyr le 6 octobre 1822, fut nommé sous-lieutenant au 64e de ligne le 1er octobre 1824, lieutenant le 26 juin 1830, et capitaine adjudant-major le 30 décembre 1834. Embarqué pour l’Algérie en septembre 1841, il y combattit jusqu’en juillet 1848, fut promu lieutenant-colonel et fait officier de la Légion d’honneur ; il participa aux campagnes italiennes de 1848 et 1849, avant d’aller prendre garnison à Paris. Le 30 juin 1849, il fut élevé au grade de colonel du 28e de ligne à Cherbourg et, le 10 mars 1850, remplaça le colonel de Canrobert dans le commandement du 4e Zouaves, à Alger. Mis à la disposition du gouverneur général de l’Algérie, il participa, en 1854, à la guerre de Crimée en tant que général de brigade et, le 21 octobre, il reçut la croix de commandeur de la Légion d’honneur. Le 17 mars 1855, il fut promu divisionnaire. Pendant la campagne en Lombardie, en 1859, il commanda depuis Marseille l’approvisionnement en hommes et en vivres des différents lieux de bataille. Le 28 décembre 1859, après la guerre contre l’Autriche, il fut élevé à la dignité de grand officier de la Légion d’honneur et, le 28 décembre 1868, à celle de grand-croix.

Il passa le 15 janvier 1870 au cadre de réserve, ayant atteint sa limite d’âge. Placé sur les listes de réserve en 1869, on le rappela à l’activité le 17 août 1870, au commencement de la guerre contre la Prusse, et on lui donna la 7e division puis, le 23 septembre, le commandement supérieur des 15e, 16e et 18e divisions territoriales dans l’Ouest.

Le 11 octobre, on lui confia le 11e corps, puis le commandement en chef de l’armée de la Loire. Le 26 octobre, il reçut l’ordre de marcher sur Orléans, mais tergiversa près de 13 jours, alors que les Allemands étaient inférieurs en nombre. Après la première capture d’Orléans par les Prussiens, il fut nommé par le gouvernement de la Défense nationale, en novembre 1870, à la tête de l’Armée de la Loire. Au début, il remporta des succès contre Tann-Rathsamhausen, gagnant la bataille de Coulmiers et obligeant les Prussiens à évacuer Orléans. Malgré l’insistance de Léon Gambetta à poursuivre le mouvement et enfoncer les 45 000 hommes de von der Tann et Mecklembourg qui barraient la route de Paris, le général d’Aurelle se retranche dans la ville d’Orléans avec ses 100 000 hommes pendant un mois.

Cette inertie permet aux troupes allemandes, renforcées par les armées libérées du siège de Metz, après la reddition du maréchal Bazaine, de reprendre Orléans en décembre. La bataille de Beaune-la-Rolande, le 28 novembre, se solda par la défaite de la France. D’Aurelle de Paladines fut contraint de se retirer en Sologne où il fut remplacé. La délégation de Tours du gouvernement le mit en disponibilité le 7 décembre 1870, en raison de ses opinions politiques, mais aussi de son flottement supposé face aux Allemands. Il fut remplacé à la tête de l’Armée de la Loire par le général Chanzy. Le 6 mars, dans les jours qui précédèrent le déclenchement de la Commune de Paris, le gouvernement Thiers le nomma commandant en chef de la Garde nationale de Paris. Le 18 mars, début du soulèvement communaliste, il se réfugia à Versailles. Après l’armistice, il fut élu à l’Assemblée nationale dans les départements de l’Allier et de la Gironde.

Il siégea pour l’Allier et fut un des quinze officiers choisis pour assister aux négociations de paix. Il fut décoré de la Médaille militaire, et on lui confia le commandement de Bordeaux, mais il prit sa retraite en 1872. Élu sénateur à vie en 1875, il soutint la majorité royaliste en 1876. Il mourut à Versailles en 1877. Il repose au cimetière de Saint-Loup (Allier).


SOURCES wikipedia Louis d’Aurelle de Paladines & La Provence & tpbm presse & département 13
PHOTOS Dominique Milherou Tourisme-Marseille.com & Thierry Le Tallec & Archives non créditées & Letessier-corriol
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