Ecole Courbet, Orphelins et Pupilles de la Marine

200 Corniche Kennedy, 13007 Marseille
153
Ecole Courbet, Orphelins et Pupilles de la Marine
Arrondissement : 8ème
En 1904 la Société Nautique de Marseille et ses membres participent à la fondation de la Société des Œuvres de Mer de la Méditerranée, dans le but d’aider cette dernière à créer un asile pour les vieux marins et un orphelinat pour les enfants de navigateurs. C’est la naissance de l’école Courbet destinée à la formation aux métiers de la mer pour les pupilles de la marine. Aujourd’hui une rue et des témoignages rappellent son souvenir…

La base nautique de l’école Courbet, actuel base nautique du Roucas Blanc

L’école se trouvait impasse des mousses sur le site de l’ancienne école des Mousses et des Novices fondée en 1839 par la Chambre de commerce. A la rentrée 1957, une annexe pour la classe de 4ème est ouverte au Roucas Blanc entre les Bains de Mer du Roucas Blanc et le Club la Pelle. Ce bâtiment servait jusqu’à lors de base nautique à l’école. C’est aujourd’hui le CMV, le Club Municipal de Voile. Quant à l’école selon un ancien élève de 1952 à 1957 l’admission était libre et le régime pensionnaire. L’enseignement couvrait du cours élémentaire à la 5e, puis en 1957  s’est ouverte une classe de 4ème, puis une classe de 3ème. L’uniforme de l’école était identique à celui de la Marine. Le bachis portait le bandeau “École Courbet”. L’école préparait aux carrières de la Marine Nationale avec l’École des Apprentis Mécaniciens, l’École des Fusiliers Marins, l’École de Maistrance. Hormis les enseignants, l’encadrement était constitué d’anciens marins pour une centaines d’élèves.

La discipline y était “bon enfant, sans brimades ni punitions collectives. Les déplacements se faisaient en rangs et au pas, les chants de marins était de rigueur”.

L’école se composait de 4 bâtiments…à l’entrée, quelques mètres après le portail se trouvaient deux maisons où étaient logés des enseignants. Au bout de l’allée (environ 150 mètres), la maison particulière, le secrétariat et le bureau du directeur étaient au rez-de chaussée, à l’étage on trouvait l’appartement du Secrétaire et l’infirmerie, au second la lingerie. Devant ce bâtiment se trouvait la cour d’honneur. Dans un bâtiment perpendiculaire on trouvait le réfectoire qui faisait office de sas d’entrée – sortie pour les élèves, avec à l’arrière les cuisines. Sur le coté, face à la mer un préau était accolé. Un très long bâtiment attenant au réfectoire avec entresol et étage pour la partie centrale avec une galerie couverte abritait en premier les salles de classes et ensuite les dortoirs. Ce bâtiment entouré de murs délimitait une cours de grande dimensions. Les dortoirs étaient au nombre de 4, organisés par âge.

Durant les vacances d’été, un camp de vacances était ouvert. Le premier était un camp de toile à l’extrémité de la Madrague (Chemin des Goudes) en bordure de mer. Le second dans la calanque de Sormiou.

Ateliers, impasse du Mousse

Les activités “marine” étaient dispensées à la base nautique par le vieux Quartier maitre pour le matelotage : nœuds, épissures, couture des voiles, un ancien commandant en second pour les cours de navigation et de voile. Le matériel, se composait en plus de youyous, de 2 baleinières norvégienne (8 bancs de nage simple, barreur et chef d’embarcation) ainsi qu’un canot ponté 2 mats, 2 focs & 1 tapecul (12 bancs de nage double, 1 barreur et chef de canot). Les plus âgés armaient les baleinières, les plus jeunes ne disposaient que du canot.

La régate baleinière(s) / canot était un moment fort, le canot plus lourd et plus ventru mais avec plus de toile tenait vaillamment sa place en compétition.

Après la publication de cette fiche Gioello Andre nous témoigne sur facebook que “cette école en 1971 n’avait plus rien à voir avec une école dont le but était une formation aux métiers de la mer. Nous portions un uniforme de marins le samedi pour sortir en permission concernant la formation c’était une formation mécanique générale. Une Ecole tenu par un directeur qui n’hésitera pas à faire respecter la discipline par les pensionnaires les plus âgées qui se servaient de leurs poings pour faire régner l’ordre avec les protections du directeur Aujourd’hui le directeur serait mis en prison pour maltraitance“.

Selon un autre élève, Christian Jean, “le surnom du surveillant général était canard. J’ai fait ma première lessive un samedi j’avais tâché mon col de vareuse et je ne pouvais sortir avec la tâche…


SOURCES Témoignages sur anciens-cols-bleus.net & Gioello Andre & Christian Jean
PHOTOS Cartes postales anciennes
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Avis sur cette fiche
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  • 1 novembre 2021 at 01:18

    J étais élève à l ecole Courbet en 1973, nous ne portions l uniforme que le samedi pour sortir. Or mis le salut au drapeau et marcher au pas il n y avait plus rien de militaire.

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