Boulevard André-Aune

Boulevard André Aune, 13006 Marseille
3128
Boulevard André-Aune
Catégorie : Rues Remarquables
Arrondissement : 6ème
Avec ses impressionnants 14% de dénivelé menant à la Bonne Mère, c’est une des rues les plus pentues de la ville propice à des défis cyclistes en 1940 et de ski en 2009 ! Elle s’appelait autrefois boulevard Gazzino du nom du propriétaire qui cède en 1819 les terrains pour sa réalisation.

Elle doit son nom actuel à André Aune, l’organisateur et le chef départemental de l’armée secrète des mouvements unis de Résistance, fondateur du journal clandestin “Le Marseillais”, qui sera fusillé par la Gestapo le 18 juillet 1944 à Signes, dans le Var.

Lors de la Première Guerre mondiale, il est engagé volontaire le 28 avril 1917, à l’âge de dix-huit ans, au 6e bataillon de chasseurs alpins. Il fait ensuite partie des troupes d’occupation en Allemagne.

De retour en France, il se lance dans le commerce et acquiert une compétence reconnue parmi les courtiers huiliers et savonniers. En 1939, à la déclaration de guerre, il fait partie de la mission technique envoyée à Londres pour organiser le ravitaillement en graines oléagineuses de la France. Il revient à Marseille après l’armistice du 22 juin 1940.

À son retour d’un séjour à Dakar en 1941, il met sa propriété et sa fortune au service de la Résistance dont il devient un membre actif sous le nom de Berthier. Il crée avec Albert Chabanon, alias Valmy, le journal clandestin « Le Marseillais ». En janvier 1944, il est nommé, sous le nom de Marceau, chef départemental de l’Armée secrète.

À la suite d’une dénonciation, il est arrêté par la Gestapo le 13 juillet 1944 en même temps que René Mariani et Jean Lestrade. Il est torturé, puis fusillé à Signes cinq jours plus tard aux côtés de 28 de ses camarades.


Il est étrange de noter la communauté de destin entre André Aune et un autre jeune natif du boulevard Gazzino, Antoine Diouf (né le 14 février 1910 au n° 71) qui fut lui aussi résistant et supplicié avec son camarade Albin Durand, le 1er août 1944 à Sarrians (Vaucluse), par un commando de collaborateurs français, membres du PPF et de la Gestapo.

Le 6 octobre 1940, peu de temps après l’armistice, une grande course cycliste est organisée dans cette rue qui présente une des plus forte rampe de Marseille, avec une pente de 14 % de moyenne sur 400 m.

7 janvier 2009 (photo yohannp13)

Ouverte aux coureurs de toute catégorie, cette épreuve est remportée par un jeune amateur de 19 ans.

Le 7 janvier 2009, après d’importantes et exceptionnelles chutes de neige sur Marseille et sa région, des jeunes ont installé au beau milieu de la rue un tremplin de neige confectionné à l’aide d’une poubelle renversée. Voir des photos.

De nombreux marseillais ont alors profité de la rareté de l’évènement en dévalant à ski les pentes de la colline de Notre-Dame-de-la-Garde jusqu’au tremplin du boulevard André Aune.

De nombreux journalistes et photographes amateurs ont immortalisé l’instant et les prouesses techniques des skieurs.


SOURCES Wikipédia
PHOTOS Mappy & 

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