Les Plaques Repères de Nivellement

Angle rue Fongate & Dieudé, 13006 Marseille
1677
Les Plaques Repères de Nivellement
Arrondissement : 6ème
Baissez vous un peu, oui comme ça un peu plus bas…et oui elles sont discrètes, parfois très difficile à voir si on n’est pas concentré, mais plus de 200 “Plaques de repère de nivellement” en fonte et en bronze du 19ème siècle subsistent encore sur les murs de Marseille…comme à l’angle de la rue Grignan et Breteuil, ou encore au croisement de la rue Fongate et Dieudé. Mais à quoi servaient t’elles ? Et bien à donner l’altitude par rapport au niveau zéro déterminé par le marégraphe de Marseille. Leur forme permet de s’en servir comme appui pour y poser une mire devenant ainsi un « point connu » d’un cheminement.

Marégraphe de Marseille

Le nivellement général de la France (NGF) constitue un réseau de repères altimétriques disséminés sur le territoire français métropolitain continental, ainsi qu’en Corse, dont l’IGN a aujourd’hui la charge.

Ce réseau est actuellement le réseau de nivellement officiel en France métropolitaine.

On distingue cependant deux réseaux :

NGF – IGN69 pour la France métropolitaine, le « niveau zéro » étant déterminé par le marégraphe de Marseille ;

NGF – IGN78 pour la Corse, le « niveau zéro » étant déterminé par le marégraphe d’Ajaccio.


Depuis 1857, trois réseaux de nivellement général se sont succédé en France métropolitaine :

1) Le réseau Bourdalouë, établi de 1857 à 1864 par Paul-Adrien Bourdalouë. Le zéro de nivellement fut fixé par une décision ministérielle du 13 janvier 1860 donnant comme niveau moyen de la Méditerranée, le trait de 0,40 m de l’échelle de marée du fort Saint-Jean à Marseille. Ce zéro fut appelé « zéro Bourdalouë ».

1 Rue du Commandant Sérot, dans le 7ème.

2) Le réseau Lallemand, établi de 1884 à 1922 par Charles Lallemand. Le zéro de nivellement Lallemand dit « zéro normal » a été fixé d’après l’observation marégraphique à Marseille du 1er février 1885 au 1er janvier 1897.

Ces observations ont permis de déterminer un zéro correspondant à la cote 0,329 m de l’échelle de marée du fort Saint-Jean. Il se trouve donc 71 mm au-dessous du « zéro Bourdalouë ».

En complément du marégraphe, Charles Lallemand a imaginé le médimarémètre. Il s’agit d’un tube dont le fond poreux laisse filtrer lentement l’eau tantôt dans un sens, tantôt dans l’autre.

Les oscillations extérieures dues à la marée sont ainsi considérablement réduites d’amplitude et présentent un retard de phase car le fond poreux laisse filtrer l’eau plus lentement que la variation de niveau de la marée.

Façade du Palais de la Bourse, à l’angle de la Rue Reine Elisabeth, dans le 1er.

Le niveau est déterminé journellement par une tige graduée que l’on plonge dans le tube, ce qui nécessite la présence régulière d’un opérateur. Le réseau de premier ordre du nivellement général de la France comprend 19 marégraphes et 11 médimarémètres.

La marée est très faible en Méditerranée (8 à 10 cm) et très forte au Mont-Saint-Michel (13,50 m en vives-eaux, 6 m en mortes-eaux). Le record du monde se situe dans la baie de Fundy au Canada (19,6 m).

En 1961, la Direction de la géodésie de l’Institut géographique national mit en évidence un taux de 10 à 30 % de repères disparus.

3) Le réseau IGN 1969 : établi de 1962 à 1969 par l’Institut géographique national. On a conservé comme point de départ le « zéro normal » défini par Lallemand.

Le zéro de nivellement est à 1,661 m sous le repère fondamental situé dans le local du marégraphe de Marseille. Ce réseau est régulièrement recalculé (calcul de compensation).

Ainsi, les cotes des repères de l’IGN 69 par rapport au « zéro normal » peuvent avoir été modifiées depuis la première détermination de l’altitude des repères en 1969.

En Alsace, le réseau allemand Normalnull est basé sur la mer du Nord.


Différents types de repères

La réalisation du NGF a nécessité l’observation et le calcul de plus de 450 000 repères de nivellement en France métropolitaine continentale et en Corse.

Les repères sont placés généralement sur des « points durs » tels que des ponts, des soubassements de bâtiments à environ un mètre du sol. Tous ont (ou ont eu) une plaque indiquant l’altitude du lieu.

Leur forme permet de s’en servir comme appui pour y poser une mire devenant ainsi un « point connu » d’un cheminement.


SOURCES Wikipédia
PHOTOS Archives & IGN & Clicgauche & Gérard Tagliati

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    25 janvier 2017 at 21:17

    A ce jour (25 janvier 2017) j'ai photographié 71 bornes de nivellement dans la moitié des arrondissements de Marseille. Je continue à les chercher. C'est un jeu de piste formidable !

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