Hôtel de Bausset, La Maison du complot, 1525

3 Rue Laget, 13400 Aubagne
42
L’Hôtel de Bausset, aussi connu sous le nom de maison du complot, se remarque par sa particularité architecturale : deux fenêtres sculptées du XVIe siècle. Mais c’est aussi dans ce petit bâtiment de la rue Laget qu’a eu lieu une discussion décisive dans l’histoire de France…

C’est dans une des rues principales de la cité médiévale que s’élève cette maison aux fenêtres richement décorées que l’on nomme l’Hôtel de Bausset. Cette maison est bâtie au XVe siècle dans un quartier qui constitue le premier agrandissement de la ville hors des remparts : la ville basse. L’immeuble est situé sur un parcellaire médiéval regroupant deux maisons originelles desservies par un escalier à vis unique. Elle a appartenu entre 1510 et 1597 à la riche famille de Bausset, également propriétaire du domaine de La Demande, au XVIe siècle. Après la Révolution, le tanneur Félix Aufren rachète l’immeuble qui passera à la famille Monier, propriétaire de plusieurs moulins, par un jeu d’alliances. Il appartient depuis 1986 à un bailleur social. Les fenêtres Renaissance Cette maison est le seul et timide témoin de l’architecture renaissance dans la ville d’Aubagne. Cette rareté semble être caractéristique de la Provence selon les constatations de nombreux spécialistes du XVIe siècle. Le décor des fenêtres témoigne du goût italianisant qui se manifeste grâce à la venue à la Cour du Roi René d’artistes italiens qui influenceront les artistes locaux. Chaque baie est marquée des deux côtés par un pilastre historié, surmonté d’un chapiteau supportant un entablement et un fronton à coquille dans un vocabulaire encore antiquisant. Le premier étage (l’étage noble) bénéficie de l’ornementation la plus riche. Les motifs des pilastres sculptés représentent des rinceaux, des fleurs, des rosaces, des têtes d’angelots, des perles, des losanges étirés ou en forme de gouttes… Il faut noter la différence de l’ornementation à chacun des niveaux et sur chaque côté des fenêtres.

Les chapiteaux sont très stylisés, les feuillages sont représentés très découpés, presque métalliques. A l’influence renaissance vient se mêler la tradition gothique des colonnettes enchâssées dans les piédroits qui constituent l’encadrement intérieur des fenêtres à meneaux.

Le complot

En 1596, Marseille est une des seules villes qui refusent encore de reconnaître Henri IV comme Roi de France. Aubagne, elle, est alors fidèle au roi. Au début de l’année, l’avocat Geoffroy Dupré, le capitaine de la porte Réale Pierre Libertat, et Nicolas de Bausset, se réunissent dans la maison de ce dernier à Aubagne. Ils se mettent d’accord pour que Pierre Libertat assassine Charles Casaulx, ce qui permettrait d’ouvrir les portes de Marseille aux troupes d’Henri IV emmenée par le Duc de Guise. Chose est faite le 17 février 1596. L’armée royaliste prend alors rapidement la ville qui tombe dans le giron du roi.


SOURCES Office du tourisme d’Aubagne
PHOTOS Office du tourisme d’Aubagne & Dominique Milherou Tourisme-Marseille.com
A NOTER Ce site est un blog personnel, ces informations sont données à titre indicatif et son mises à jour aussi souvent que possible. N’hésitez pas à me contacter pour toute correction ou contribution

Avis sur cette fiche
Il n'y a pas encore d'avis sur cette fiche, soyez le premier !
Laisser un avis
VOTRE NOTE:
D'autres fiches à explorer dans cette catégorie