Arènes Provençales des Catalans, 1889 à 1896

Rue des Catalans 13007 Marseille
96
Arènes Provençales des Catalans, 1889 à 1896
Arrondissement : 7ème
Situées près de la Plage des Catalans et baptisées Arènes Provençales, elles présentent, du 30 mai 1889 a 1896 différents spectacles taurins, qui n’auraient pas laissés de souvenirs impérissables aux amateurs marseillais ! Elles se trouvaient peut-être sur le terrain où sera construit 35 ans plus tard l’immeuble Art déco du n°8 de la rue des Catalans. Les Nouvelles Arènes Marseillaises feront leur apparition ensuite Boulevard Lord Duveen le 23 Juillet 1899. L’histoire taurine de Marseille a commencé en 1770 sur une place entourée de charrettes sur la Plaine, pour se terminer en 1962 dans des arènes démontables au boulevard de Paris.

Arènes Provençales des Catalans, 1889 à 1896

Nouvelles Arènes Marseillaises, Boulevard Lord Duveen, inaugurées le 23 Juillet 1899

Des courses de taureaux existent au XIXe siècle en France, en Aquitaine, ainsi qu’en Provence et en Languedoc aux alentours de la Camargue. Toutefois, la « corrida formelle » n’existe pas, on pratique seulement des jeux qui ne se terminent pas systématiquement par la mise à mort du taureau. En 1852, la corrida acquiert droit de cité en France lorsque, prétend-on, Eugénie de Montijo, qui n’est pas encore impératrice, assiste à Saint-Esprit, alors commune autonome des Landes devenue depuis un quartier de Bayonne, à une course de taureaux « corsée à l’espagnole » par la mise à mort de l’animal, les 22, 23 et 24 août comme l’indique Le Messager de Bayonne. Les historiens sont restés jusqu’à présent évasifs sur le jour exact de ce premier spectacle. En revanche on connaît les célébrités qui y assistèrent : aux côtés de la future impératrice se trouvent Théophile Gautier, les représentants de la presse parisienne qui en firent l’écho, notamment dans Le Moniteur et L’Illustration et la figura (torero vedette) qui s’y illustra : Cúchares. Les 21, 22 et 24 août 1854, des corridas s’y déroulent à nouveau, cette fois-ci en présence du couple impérial. Ces évènements valent aujourd’hui à Bayonne le titre de « plus vieille place taurine de France ». Le choix de Biarritz comme résidence d’été de la cour impériale permettra à Bayonne d’être pendant près de dix ans, une ville-phare de la fiesta brava. Dès 1854, des corridas sont organisées à Nîmes et Arles, mais c’est surtout à partir de 1884 que ces deux villes tirent avantage du prestige de leurs arènes romaines pour présenter des corridas intégrales. D’autres villes en présentent aussi : Bordeaux, Mont-de-Marsan, Dax, Toulouse, Céret, Beaucaire, Béziers, Montpellier, Marseille, et Bayonne, qui avait abandonné ses courses formelles, les reprend. Il y en eut même à Roubaix et au Havre. Cette installation en France ne se fait pas sans mal, car elle soulève de nombreuses oppositions, notamment de la part de la Société protectrice des animaux fondée en 1845 à l’image des sociétés anglo-saxonnes.

Les protecteurs du taureau demanderont à plusieurs reprises l’interdiction des corridas, sans grand succès dans les zones où les aficionados sont nombreux, avec de meilleurs résultats dans les régions du monde où on se soucie peu de tauromachie.

Les catalans à cette époque et le terrain face à la plage

À l’origine, la loi Grammont de 1850 pour la protection des animaux domestiques, ne concernait pas les taureaux de combat. Ce n’est qu’en 1884 que le ministre de l’intérieur, Pierre Waldeck-Rousseau, fait appliquer le texte aux corridas et le 16 février 1895, un arrêt de la cour de cassation juge le taureau de combat comme « animal domestique », et ce faisant, le fait entrer dans le champ d’application de la loi Grammont. Mais malgré la prohibition, de nombreuses corridas sont organisées en particulier dans le Gard où les infractions à la loi Grammont sont continuelles. En 1893, on comptait 33 taureaux estoqués. La résistance nîmoise prend bientôt une allure de révolte lorsqu’est organisée à Nîmes une course de taureaux dite « course de la contestation ». Le 14 octobre 1894, le maire Émile Reinaud organise une course que l’écrivain Frédéric Mistral préside en signe de soutien, ce qui défie l’autorité de l’État. La ville de Dax fait la même chose peu de temps après et dès la fin du xixe siècle, la corrida avait « gagné la partie dans le midi de la France. » Le soutien de Mistral, qui sera prix Nobel de littérature quelques années plus tard, va avoir un poids considérable.

De même que celui de son ami Folco de Baroncelli-Javon qui conduit la « levée des tridents » à la tête des cavaliers de la Nacioun gardiano le 17 octobre 1921, suivi par une foule immense, accompagné de l’avocat-manadier Bernard de Montaut-Manse et qui réussit à faire débouter la SPA de son action en justice contre les corridas à Nîmes. Il faudra cependant attendre la loi du 24 avril 1951 pour mettre fin à l’« infraction ».


SOURCES Wikipedia Histoire de la Corrida & arteytoro.free.fr
PHOTOS L’image de couverture ne correspond pas aux arènes des Catalans mais à celles du Prado & Cartes postales & Archives
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