Train de la Côte Bleue

St Charles, 13001 Marseille
4482
train-de-la-cote-bleue-marseille-miramas-2Avec le Train de la Côte bleue, parcourez les 32 km de calanques de Marseille à Miramas. Pendant près de 1h15, viaducs et tunnels s’enchaînent de l’Estaque à la Couronne et chaque arrêt vous fait directement accéder à pied à la plage. Un parcours panoramique, au cœur des calanques protégées baignées d’eaux turquoises. Baignade, marche à pied, balade en bateau ou découverte touristique…un spectaculaire parcours crée en 1882 avec ses 18 viaducs et ses 23 tunnels.

Dès le milieu du xixe siècle, il existe une ligne principale d’Avignon à Marseille qui traverse le Massif de l’Estaque entre l’Étang de Berre et l’Estaque, au nord de Marseille, par le tunnel de la Nerthe. Achevée le 8 janvier 1848, elle a été construite sur les plans de l’architecte Paulin Talabot.

À la fin de la guerre franco-prussienne de 1870, la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM) envisage de doubler partiellement la ligne entre Miramas et Marseille afin de disposer d’un itinéraire de délestage en cas de problème dans le tunnel de la Nerthe. Le tracé retenu, dit « par Port-de-Bouc », contourne l’Étang de Berre par l’ouest, traverse la passe de Caronte près de Martigues, puis longe la Côte Bleue jusqu’à l’Estaque. C’est un des trois tracés qui avaient été antérieurement proposés pour la construction de la ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles, malgré la difficulté du parcours.

train-de-la-cote-bleue-marseille-miramas-8Une convention signée le 10 mai 1874 entre le conseil général des Bouches-du-Rhône et Messieurs Digeon et Dellamarre concède une ligne de Miramas à Port-de-Bouc. La concession est approuvée par un décret le 12 avril 1875 qui déclare la ligne d’utilité publique à titre d’intérêt local3. Un décret du 5 juin 1891, autorise la substitution de la société du chemin de fer de Miramas à Port-de-Bouc aux concessionnaires initiaux.

La compagnie met la ligne en service en 1882.

La ligne de Miramas à l’Estaque est concédée à titre éventuel à la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM) par une convention signée entre le Ministre des travaux publics et la compagnie le 26 mai 1883. Cette convention est approuvée par une loi le 20 novembre suivant. Le 29 juin 1904, la loi déclarant la construction de la ligne d’utilité publique est promulguée. Cette loi prévoit le rachat par l’État et l’intégration au réseau de la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée de la ligne de Miramas à Port-de-Bouc, avec adaptation de celle-ci pour être intégrée dans la nouvelle ligne.

L’enquête et les expropriations peuvent commencer. En 1908, la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée double la voie entre Miramas et Port-de-Bouc et commence la construction entre Port-de-Bouc et l’Estaque.

train-de-la-cote-bleue-marseille-miramas-3Les plans de la ligne furent établis à Lyon par les services techniques du PLM, dirigés par l’ingénieur en chef Canat. Ils furent approuvés par le directeur du PLM, Gustave Noblemaire, en 1904. Paul Séjourné, nouvel ingénieur au PLM, supervisa la construction. La difficulté des travaux consistait au fait qu’il n’y a pas de plaine littorale ; la ligne est donc accrochée au flanc de la chaîne de l’Estaque.

La ligne Miramas à Port-de-Bouc est doublée en totalité le 1er juillet 1913 et la portion Port-de-Bouc – L’Estaque ouverte le 15 octobre 1915.

La ligne a été électrifiée entre Miramas et Lavalduc, au sud d’Istres, où un embranchement a été construit pour donner accès au complexe pétrochimique et au port de Fos-sur-Mer. Le projet d’électrification en 1500 volts en courant continu prévoyait une électrification totale de cette ligne, cependant, le nombre de tunnels à mettre au gabarit étant rédhibitoire, l’électrification du tronçon entre Lavalduc et l’Estaque a été abandonnée, aussi pour des raisons de coûts (il fallait impérativement électrifier en 1500 volts en courant continu, le 25Kv alternatif, moins coûteux, aurait compliqué l’exploitation, contrairement à la Côte d’Azur).

Avec la généralisation des BGC 81000, ces véhicules bi-mode pourront changer de mode en marche, au niveau de la bifurcation de Lavalduc, lorsque cette opération sera autorisée dans tous les dépôts gérant ces AGC, dont Marseille.

Les TER Provence-Alpes-Côte d’Azur assurent une bonne desserte des gares de la Côte Bleue et de Martigues et Istres : 14 circulations quotidiennes dans chaque sens en semaine, dix les samedis, dimanches et fêtes, selon un horaire cadencé sur base horaire, en correspondance à Miramas avec les TER de ou vers Salon de Provence, Arles, Montpellier, Avignon et Lyon.

L’unique train direct, de nuit, de Paris à Marseille via Port-de-Bouc, surnommé ironiquement « le Fosséen » par analogie au célèbre Phocéen, a été supprimé dans les années 1990.

L’été, un train touristique, mis en place par la Région, fonctionne sur la ligne 7. La ligne sert occasionnellement pour les détournements de trains en cas d’interruption sur la ligne via Rognac.


TEXTES Wikipédia
PHOTOS Dominique Milherou Tourisme-Marseille.com & Didier Duforest

 

Avis sur cette fiche
Il n'y a pas encore d'avis sur cette fiche, soyez le premier !
Laisser un avis
VOTRE NOTE:
D'autres fiches à explorer dans cette catégorie