Église et cimetière de Notre-Dame des Crottes

Métro Gèze, 13015 Marseille
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Église et cimetière de Notre-Dame des Crottes
Arrondissement : 15ème
En 2013 à l’occasion des travaux de prolongement de la ligne de métro M2, une équipe d’archéologues de l’Institut national de recherches archéologiques préventives a mis au jour une partie d’un cimetière utilisé entre 1784 et 1905, celui de l’église de Notre-Dame des Crottes. 10 ans après en 2023, nouvelles découvertes sur cette parcelle de 4300 mètres carrés, avec plusieurs vestiges d’un ancien moulin et d’une église du XVIIe siècle. 

Selon l’INRAP « En 1784, un petit cimetière vient s’implanter sur un terrain situé dans la campagne au nord de Marseille, alors occupée par des domaines agricoles ou des bastides d’agrément appartenant à de riches propriétaires marseillais. Le cimetière primitif, visible sur le cadastre napoléonien, occupe une surface de 150 m² et se situe à une centaine de mètres au sud de l’église Notre-Dame de la Crotte. Dès le milieu du XIXe siècle, le cimetière devient trop petit puisque ce secteur de la ville connaît un boom démographique dû au développement économique et industriel de Marseille : entre 1790 et 1890, la population passe de 100 000 à 300 000 habitants dont près d’un quart sont d’origine italienne. Le cimetière est agrandi par deux fois à partir de 1852. Il prend la forme d’un vaste enclos de 2 650 m² avec une entrée monumentale au sud, en bordure du chemin. Il restera en usage jusqu’en 1905 puis sera désaffecté en 192« .

« L’étude des squelettes permet d’appréhender l’évolution de la population inhumée et de ses conditions de vie : alimentation, activités quotidiennes, maladies, épidémies…La fouille en cours a déjà livré une centaine de sujets représentés par des os en bon état de conservation. Hommes, femmes et enfants de tous âges sont présents dans des proportions comparables, les nouveau-nés et nourrissons étant regroupés dans des secteurs particuliers. Les os de certains sujets révèlent des conditions de vie difficiles : carences alimentaires, fractures, maladies infectieuses ou liées à l’âge, problèmes dentaires. L’histoire nous apprend que la population du quartier des Crottes correspondant en grande partie à des familles italiennes de condition modeste venues travailler dans les nouveaux ports de la ville, les huileries ou les savonneries proches. Les recherches en archives permettront de connaître les identités et les métiers des défunts inhumés dans ce cimetière. Il sera alors particulièrement intéressant de comparer les textes aux découvertes archéologiques ».


SOURCES Anne Richier, Inrap & La Marseillaise
PHOTOS © Thierry Maziers, Inrap
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