Le Duck Café, club rock’n’roll marseillais 1986-1989

75 La Canebière, 13001 Marseille
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Le Duck Café, club rock’n’roll marseillais 1986-1989
Arrondissement : 1er

En février 2026 marsactu publiait une chronique baptisée “Ouvre-boîte” signée du journaliste Guillaume Origoni, se plongeant dans l’histoire des lieux de nuit disparus. Focus sur un lieu très éphémère, mais marquant des nuits marseillaises « Le Duck : antre rock’n’roll des années 80 ». 

Entre 1986 et 1989, Le Duck s’impose comme l’un des repaires les plus singuliers des nuits hivernales à Marseille, sa saison d’ouverture. Installé dans les galeries du Building Canebière, sur la Canebière, le club cultive une identité à part, loin des discothèques formatées de l’époque. Plus qu’une simple boîte de nuit, Le Duck incarne alors un état d’esprit. On y vient pour écouter du rock, de la cold wave, de la new wave ou du punk, dans une atmosphère électrique et libre. Les silhouettes se croisent, souvent vêtues de noir, mêlant musiciens, artistes, noctambules et figures de la scène alternative locale. La sélection à l’entrée, assumée, contribue à forger ce sentiment d’appartenance à un cercle à part — moins mondain que culturel. Selon Guillaume Origoni “L’ambiance y était communément construite par le boss, Tony, le DA, Pitt, le DJ, Harry, et les clients de ce club fermé pour certains mais invariablement ouverts aux mélomanes réfractaires aux playlists des boîtes de cakes et de cagoles.” Le journaliste cite aussi les deux mythiques videurs du Duck, “Gérard l’Aménien”et Vladimir…

Le lieu ne survivra que quelques années, mais son souvenir reste vivace chez ceux qui ont connu cette période. Le Duck symbolise aujourd’hui une époque où Marseille vibrait au rythme d’une contre-culture nocturne inventive, underground et intensément rock’n’roll.

Suite à la publication de Marsactu de l’article sur ses réseaux les commentaires nostalgiques ont abondés :

Pour Joëlle C. “A côté de chez Robert le Noir. J’étais à l’inauguration de la boîte, il y avait le frère de Robert, quelques bons copains journalistes de la Marseillaise et du ProvençalEn sortant du journal, on allait boire l’apéro au Péano, manger les pâtes chez Robert, et on finissait la nuit au stop bar et au Duke”.

Camille C. témoigne “J’y allais le plus souvent possible. Perfecto, cycliste rayé, talons aiguilles, carré hyper court, eye liner et rouge à lèvre rouge foncé. Je me déguisais avec délice. Rentrer au Duck était un privilège et pour cela il fallait être lookée. On dansait sur Bowie et on se barrait de la piste pour éviter les pogos. Django Edwards y avait mis le feu pour finir en caleçon à faire la circulation sur La Canebière. J’ai tellement de souvenirs de ces soirées exceptionnelles, à contre courant des boites marseillaises de l’époque. J’ai gardé le flyer de la dernière soirée. Il est scotché dans mes toilettes”.


SOURCES Guillaume Origoni pour Marsactu & Facebook Marsactu
PHOTOS Documents du Duck présents dans l’article de Guillaume Origoni pour Marsactu
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