
En juillet 1964, une opération de plongée menée dans les eaux du Cap Morgiou a permis de remonter un second canon datant de l’époque napoléonienne. Cette découverte faisait suite à une première extraction réalisée quelques mois plus tôt dans la même zone.
Dispositif du Fortin de Morgiou
L’opération, conduite par le Club de la mer de Sormiou, s’est révélée complexe. La pièce d’artillerie, fortement oxydée et recouverte de concrétions marines, pesait plus de deux tonnes. Une première tentative a échoué. La seconde, réalisée à l’aide de dispositifs de flottaison improvisés (sphères et tonneaux), a permis de dégager le canon et de le remonter à la surface. Le canon, daté autour de 1793, est attribué à une position défensive installée au cap Morgiou. Dans le contexte du siège de Toulon, les troupes françaises auraient immergé une partie de leur artillerie pour éviter sa capture par les forces anglaises. La zone de Sormiou et Morgiou se trouvait alors dans un secteur surveillé par les Britanniques. La garnison anglaise locale était commandée par Hudson Lowe, qui deviendra plus tard le geôlier de Napoléon Bonaparte à Sainte-Hélène.
La récupération a été organisée par le Club de la mer, dirigé par André Duroux, avec la participation de plusieurs plongeurs dont Albert Falco. Le canon a ensuite été exposé dans l’enceinte du club. Il est toujours visible aujourd’hui en extérieur.


