La fiche sur cette découverte archéologique majeure de 2016 avait périe dans l’incendie des serveurs de mon site…je la “déterre” en urgence en apprenant le projet d’enfouissement de la carrière de pierre afin de conserver le site, très fragile et en proie à une dégradation rapide…le long feuilleton n’est pas encore terminé !
Dès 1669 le marchand Antoine Simon achète ce terrain aux Lazariste au cœur du quartier de Belsunce. Il y fit construire entre 1670 et 1688 (les dates divergent selon les sources) une première ébauche de ce très bel hôtel particulier avec jardin sous la houlette de Pierre Chevalier de Soisson. Siège de l’architecte Fernand Pouillon en 1943, le lieu pourrait prochainement accueillir un lieu culturel sous l’impulsion de son nouveau propriétaire…
Visitée dimanche pour la première fois grâce aux Journée du Patrimoine…malgré la richesse de ses décors, j’ai été cependant choqué par l’état intérieur de cette église très rarement ouverte au public, surtout par les horribles rénovations d’urgence réalisées avec la présence de coulures de peinture blanche partout sur les ornementations ! L’église Saint-Théodore est tout ce qui reste d’un important couvent de moines de Saint-François qui désiraient revenir aux règles initiales de leur institution et formèrent un nouvel ordre connu sous le nom de l’observance. Les plus stricts d’entre eux se réunirent pour vivre dans des maisons de recueillement ou récollection, d’où leur nom de Récollets ou de l’étroite observance.
Labélisé Patrimoine du XXème siècle, le Saint Georges et ses 66 mètres de hauteur est livré en 1962, construit par l’architecte Claude Gros. Louis Cottin, président fondateur de La Savoisienne fit la promotion du Saint-Georges établi sur les terrains d’une usine de peinture, détruite en 1944, qui comprenaient aussi une église dédiée par son curé à saint Georges…un lieu de culte réintégré dans ce nouvel immeuble qui cache quelques autres surprises !
“L’arbre de la liberté”, un symbole depuis la période de la Révolution française, a été planté à l’initiative du Club des Amis de la Constitution dans la Cours du Mémorial de la Marseillaise, sur le site de l’ancien jeu de Paume devenu en 1792 l’Assemblée des Amis de la constitution. Il symbolise aussi en tant qu’arbre de la vie, la continuité, la croissance, la force et la puissance. Il est devenu au cours du xixe siècle un des symboles de la République française avec la Marianne ou la semeuse. Le premier arbre de la liberté marseillais, un pin, fut planté à l’époque sur l’actuel Cours Belsunce, (ex Grand Cours) le 29 juin 1792. Le succès fut tel que, quelques jours plus tard, d’autres arbres d’essences différentes apparaissent à Marseille aux portes des spectacles, à celles des cafés, sur des places et bientôt dans toutes les rues.
Érigés pendant la seconde guerre mondiale par les soldats allemands sur un belvédère, un plateau à flanc de rochers, ces quatre blockhaus dominaient la baie depuis leurs 15 270 m² de parcelle avec accès privatif à une petite calanque. Ils étaient partie intégrante de la batterie de l’Escalette qui a rendue les armes le 26 août 1944. Ils appartiennent aujourd’hui à des particuliers et étaient encore au cœur d’un conflit plus de 60 ans plus tard jusqu’en 2021 et peut-être au delà pour (re)créer ici un restaurant comme des années 60 à fin des années 80.
Lieu de mémoire et de recueillement de 63 hectares, le cimetière Saint-Pierre, le plus grand de la ville de Marseille, offre aussi aux promeneurs amoureux d’architecture et d’histoire un environnement étonnant, émouvant et apaisant, entre pinèdes panoramiques, mausolées mégalomanes et sépultures poignantes. 10 premières fiches entre la tombe de Zampa le parrain de la French, le palais oriental de Camille Olive, le fameux dernier baiser, la tombe de Jean Boin ou encore du boxeur Raymond Grassi…
Au 22 rue du Tapis Vert, au dessus d’une boutique tout à fait ordinaire de ce quartier de grossistes en vêtements de Belsunce, se dévoile à qui lève les yeux, un étonnant pan de mur de 1757, chargé d’histoire.
Cette œuvre datée de 1973 est signée André Lauro…rénovée récemment tout comme la place Place Bir Hakeim où elle se trouve, elle interroge, les quelques badauds qui y prêtent attention, sur le mythe du chevalier et la plus célèbre de ses légendes, Excalibur.
Cet écrin discret du Vieux-Port de Marseille, au pied du Fort St Nicolas et du Fort Ganteaume, abrite un port de plaisance rénové en 2021, trois clubs nautiques ainsi qu’une maison d’exception sur pilotis. Son nom d’Anse de la Réserve, vient du fait que l’on stockait ici les troncs d’arbres qui allaient servir plus tard à la construction des navires dont les chantiers étaient tout proche à l’Anse du Pharo. L’UNM, le Rowing Club (restauré en 2021), les Scouts marins (rénovation en cours), la Casa Delauze… 9 fiches à explorer.