Tête de Mercure Compagnie de Navigation Fraissinet

Place Général de Gaulle, 13001 Marseille
953
Tête de Mercure Compagnie de Navigation Fraissinet
Arrondissement : 1er
Place du général de Gaulle, sur le fronton de la Compagnie de Navigation Fraissinet se trouve la sculpture “Tête de Mercure” signée Stanislas Clastrier. 

compagnie-fraissinet-marseille-3La Compagnie Fraissinet a été fondée en janvier 1836 à Marseille par Marc Fraissinet, fils d’un marchand protestant du Languedoc. Un autre membre de la famille (une branche exilée après la révocation de l’Edit de Nantes) crée dans le même temps une entreprise du même nom à Rotterdam.

Marc Fraissinet s’allie au courtier d’assurance Chancel. Grâce à cet accord, le vapeur Marseillais inaugure une ligne entre Marseille et Agde. Il coulera au large d’Agde le 30 Mars 1837. L’armateur Théron absorbe la société Chancel Fraissinet dont il prend la direction. En 1837, deux nouveaux navires, Rhône et Hérault, sont construits.

En 1841, Fraissinet rachète la compagnie et prolonge la ligne jusqu’à Nice. Malgré l’abandon d’une ligne pour New York et le golfe du Mexique, quand, en 1846, Fraissinet nomme son fils Adolphe à la direction, ses bateaux déservent déjà l’Espagne, Gibraltar et le Portugal.

En 1853, l’entreprise est rebaptisée Compagnie marseillaise de navigation à vapeur. Le vapeur Isabelle inaugure en 1854 la première ligne Marseille-Alger-Espagne-Portugal-Le Havre. La ligne Alger-Le Havre, est abandonnée après la collision de Normandie avec un navire néerlandais en 1857.

compagnie-fraissinet-marseille-2En 1860, la société possède dix navires mais doit faire face à une concurrence accrue sur le marché italien. Fraissinet lance des lignes pour Naples et le Levant. L’augmentation du capital de l’entreprise permet l’achat de six nouveaux navires en 1865. La Corse et Livourne sont ralliés en 1868.

Le 8 Janvier 1870, le vapeur Asie a été le premier navire à franchir le canal de Suez vers l’Inde. En 1870, Fraissinet possède et gère une flotte de 20 navires et prévoit de joindre Bombay, Malte, Port-Saïd, Constantinople, l’Italie, la Corse et le Languedoc. En raison de la guerre franco-prussienne, le service a été supprimé vers l’Inde, celui vers la Corse reporté et plusieurs navires ont été vendus.

La société refait surface en 1874 sous le nom de Nouvelle société maritime de navigation à vapeur (Compagnie Fraissinet). La société a obtenu du gouvernement français le service postal à destination de la Corse. En 1878, des lignes ont été ouvertes entre Sète et Gênes, vers le Levant et la Palestine et Odessa.

Le 18 Décembre 1878, Byzantin coule au large de Gallipoli, causant la mort de près de 150 des 250 passagers du navire. En 1889, Fraissinet se voit accordé le service postal d’Afrique de l’Ouest et du Congo. Fraissinet absorbe la société corse Morelli et ses cinq navires (Bocognano, Ville de Bastia, Comte Bacciochi, Persévérant et Evénement) en 1892.
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À la fin du XIXe siècle, Fraissinet déssert le Languedoc, la Corse (service postal), la Sardaigne, l’Italie, la Riviera française et italienne, Constantinople, la mer Noire et l’embouchure du Danube, Oran, Dakar et Libreville (service postal).

Le 7 Juin 1903, Liban enter en collision avec Insulaire à quelques miles au large du port de Marseille, causant la mort de plus de 100 personnes. L’accident a profondément affligé la ville de Marseille et d’une violente campagne de presse contre Fraissinet éclate qui lui fera perdre le service postal à destination de la Corse en 1904. Toutefois, la Compagnie française de navigation et de construction navale ne peut pas exécuter le contrat qui est rétrocédé à Fraissinet en 1905.

La flotte Fraissinet est gravement endommagée pendant la Première Guerre mondiale. Balkans (août 1918), Suzette-Fraissinet (mai 1918), Marc-Fraissinet (octobre 1917), Esterel (avril 1917), Golo (août 1917) et Italia (mai 1917) sont coulés par des sous-marins allemands et autrichiens.

tete-de-mercure-de-la-compagnie-de-navigation-fraissinet-marseille-2-DMSeuls dix navires survivront à la guerre. Alfred Fraissinet réorganise l’entreprise autour des lignes de Corse et d’Algérie. En 1927, le marché postal corse est prolongé de 20 ans. Une nouvelle série de navires modernes est construite (Cap-Corse, Ville-d’Ajaccio, Cyrnos, Ile-de-Beauté, Pascal-Paoli). En 1930, Fraissinet conclut une alliance avec Fabre et Chargeurs réunis pour un service commun de l’Afrique de l’Ouest. Le service de la mer Noire, souffrant de la concurrence italienne, a été supprimé en 1931 après 50 années de service continu (y compris en temps de guerre).

En 1935, l’entreprise a été rebaptisée Compagnie de navigation Fraissinet. L’alliance est dissoute et Fraissinet prend le contrôle de Fabre, l’abandon de la Chargeurs Réunis. En 1938, Fraissinet tente de mettre en place des services communs avec Paquet. L’entreprise compte alors 14 navires.

La Seconde Guerre mondiale est fatale à l’entreprise. L’un des rares navires laissés par les Allemands à la marine marchande française, Général-Bonaparte, a été coulé par un sous-marin britannique, le 19 mai 1943 au large de la Corse.

En 1948, le service de la Corse a été accordée à la Compagnie générale transatlantique qui intègre la flotte corse de Fraissinet qui réduit son activité à la côte de l’Afrique occidentale en se dotant de bananiers et paquebots.

En 1955, Fraissinet et Fabre se fondent dans la Compagnie de navigation Fraissinet et Cyprien Fabre, mais les deux sociétés conservent leurs domaines respectifs d’influence, Fabre se concentrant sur l’Amérique. En 1959, ils fondent la Compagnie ivoirienne de Consignation Maritime et deux navires sont placés sous pavillon ivoirien.
Une succession de fusions et réorganisations avec la Société Générale des Transports Maritimes, Chargeurs réunis et Fabre n’empêchera pas la disparition du drapeau de Fraissinet en 1968, le pétrolier Alfred-Fraissinet étant le dernier navire de la compagnie (il sera retiré en 1974).


Charles Jean Marie Barbaroux marseille

Charles Jean Marie Barbaroux, Façade ouest de la Préfecture des Bouches-du-Rhône

Stanislas Clément Clastrier,
dit Stanislas Clastrier, né à Montagnac le 5 mai 1857 et mort à Marseille le 13 août 1925, est un sculpteur français, l’auteur du fronton de la bâtisse des Roux-Labaume.

Stanislas Clastrier fait son apprentissage de sculpteur à Marseille puis se rend à Paris pour suivre les cours à l’école des beaux-arts de Paris où il est l’élève de François Jouffroy et d’André Allar. Il expose au Salon de 1878 à 1889 et s’établit à Marseille en 1883.

Il exécute les portraits de Camille Pelletan (1891), Hyppolite Pépin pour la chambre de commerce de Saint-Étienne, Érasme Guichet à Châteauneuf-les-Martigues, Augustin Fabre pour les archives communales de Marseille. Il sculpte également des frontons pour divers monuments publics ou privés. Après la Première Guerre mondiale il sculpte de nombreux monuments aux morts : Les Pennes-Mirabeau, Peypin, Rognac, Saint-Zacharie, Vitrolles et pour les quartiers de Saint-André et Saint-Antoine à Marseille.

Travaux de restauration
Professeur à l’école des beaux-arts de Marseille entre 1904 et 1926, il réalise pour cette ville divers travaux de restauration. En 1913 il remplace par un moulage les armoiries de la ville sculptées par Pierre Puget qui étaient placées au-dessus du balcon de la façade principale de l’hôtel de ville. Ce moulage ne pourra pas être conservée et sera remplacée en 1968 par une copie réalisée par le sculpteur Mérindol.

Il procède au démontage du plafond de la bibliothèque du couvent des prêcheurs qui se trouvait près de l’église Saint-Cannat et le reconstitue au pavillon des arts du parc Chanot. Le panneau central représente saint Dominique chassant l’hérésie avec aux angles les quatre évangélistes (saint Matthieu, saint Marc, saint Luc et saint Jean) et sur les panneaux latéraux les quatre pères de l’Église (Grégoire le Grand, saint Ambroise, saint Jérôme et saint Augustin).

Archéologie
Membre de la Société préhistorique de France, Stanislas Clastrier s’adonne également à l’archéologie. Il achète un terrain dans le 15e arrondissement de Marseille et, à l’occasion de travaux de débroussaillement, il y découvre l’ancien oppidum de Verduron. Ses travaux font l’objet de diverses communications.

Le Feu, caserne des marins pompiers, Marseille

Œuvres
Portraits en médaillons de Charles-Augustin Coulomb, Alessandro Volta, André-Marie Ampère et Michael Faraday sur la façade de l’hôtel des postes de la rue Colbert à Marseille.

L’Eau et Le Feu, mascarons des deux portes principales de la caserne des marins pompiers du boulevard de Strasbourg à Marseille construite par l’architecte Léonce Muller.

Victor Gelu, haut-relief en bronze. Le poète marseillais est représenté derrière une table qui lui sert de tribune, le bras droit tendu, en train de déclamer un de ses poèmes. Cette œuvre qui était située place neuve, rebaptisée place Victor Gelu, a été fondue en 1943 par l’occupant allemand pour la récupération du bronze.

Fronton de l’immeuble de la Compagnie de navigation Fraissinet située place du Général-de-Gaulle à Marseille.

Statue de Charles Jean Marie Barbaroux sur la façade ouest de la Préfecture des Bouches-du-Rhône à Marseille : cette statue a remplacé celle de saint Trophime détruite par un obus le 4 juin 1871 lors de la tentative de création d’une commune révolutionnaire à Marseille. L’obus a été tiré par les canons du général Henri Espivent de La Villesboisnet qui avaient pris position sur la colline de la basilique Notre-Dame-de-la-Garde ; les communards sont obligés de se rendre et disent que la Vierge a changé de non et qu’elle est devenue « Notre-Dame de la Bombarde »


SOURCES Wikipédia & adhemar-marine.blogspot.fr
PHOTOS Rvalette & Philippe Alès & Dominique Milherou Tourisme-Marseille.com

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