Maison Frédéric Ozanam, siège local de la Société de Saint-Vincent-de-Paul

10 rue Neuve-Sainte-Catherine, 13007 Marseille
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Maison Frédéric Ozanam, siège local de la Société de Saint-Vincent-de-Paul
Arrondissement : 7ème
Site Internet : ssvp.fr

La Maison Frédéric Ozanam constitue à la fois le siège local de la Société de Saint-Vincent-de-Paul et un centre d’accueil ouvert tous les jours de la semaine, de 14 h à 17 h. Ce lieu emblématique propose des ateliers d’inclusion avec des cours de français langue étrangère, alphabétisation, informatique, aide aux devoirs, couture ; des animations pour les seniors ; et un repas solidaire tous les six dimanches : « La Table de Fred », qui rassemble une cinquantaine de personnes isolées dans un esprit de convivialité.

Vincent de Paul (1581–1660)

Selon son site officiel, La Société de Saint-Vincent-de-Paul est née d’un défi. “Confron­tés au climat anti­chré­tien qui règne sur les bancs de l’uni­ver­sité dans les années 1830, quelques étudiants de la Sorbonne s’en­gagent à répondre aux critiques en montrant que leur foi est agis­sante. Dans la capi­tale, marquée par la misère, ils se mettent au service des plus pauvres tout en pour­sui­vant leur vie d’étu­diant. Leur action est simple : ils pratiquent la visite à domi­cile à l’exemple d’une Fille de la Charité, Sœur Rosa­lie Rendu, bien connue du quar­tier Mouf­fe­tard, l’un des plus pauvres de Paris. Le leader de ce groupe est Frédé­ric Ozanam. À vingt ans, son charisme attire de nombreux jeunes qui s’en­gagent à sa suite. Pour orga­ni­ser leurs actions, ils se répar­tissent dans ce qu’ils appellent des « Confé­rences de Charité » et ils se placent sous la protec­tion de saint Vincent de Paul.

D’une poignée au départ, ils se retrouvent rapi­de­ment plusieurs milliers à Paris. Quit­tant la capi­tale pour vivre leur vie profes­sion­nelle, des étudiants créent des Confé­rences un peu partout en France puis à l’étran­ger : en Europe tout d’abord puis aux États-Unis, en Amérique latine et en Asie. Pour accom­pa­gner cette formi­dable expan­sion, Frédé­ric Ozanam et ses amis orga­nisent ce réseau de charité qui devient la Société de Saint-Vincent-de-Paul.

Elle struc­ture les liens entre les Confé­rences, édicte une règle (toujours en vigueur), établit des enti­tés par pays. Aujour­d’hui la Société de Saint-Vincent-de-Paul compte 800 000 béné­voles dans 45 000 Confé­rences répar­ties dans 150 pays”.

“Fils de paysan des Landes, Vincent de Paul voit dans la prêtrise l’oc­ca­sion d’une ascen­sion sociale. En allant à Paris, il se met au service de Margue­rite de Valois, ancienne reine au titre de son mariage avec le roi Henri IV. Il est chargé de distri­buer ses aumônes aux pauvres. Il entre ensuite au service des Gondi, grande famille de France. Desser­vant les paroisses, visi­tant les villages, il découvre la misère des campagnes. Chargé d’as­su­rer une présence spiri­tuelle auprès des galé­riens, il mesure aussi l’ur­gence à être auprès des exclus. Il s’en­toure de prêtres dési­reux de servir les pauvres et fonde la Congré­ga­tion de la mission, les laza­ristes, qui s’éten­dra rapi­de­ment dans le monde. Son but : « suivre le Christ évan­gé­li­sa­teur des pauvres ». La spiri­tua­lité de saint Vincent de Paul marque son temps. Il est déclaré saint en 1737 et patron des œuvres de charité”.

Frédé­ric Ozanam, fonda­teur du réseau de charité Frédé­ric, c’est un peu le premier de la classe. Il réus­sit tout ce qu’il entre­prend. Il étudie le droit puis les lettres et devient profes­seur à la Sorbonne. Il parle couram­ment plusieurs langues et a de nombreux amis. Il épou­sera Amélie dont, il aura une fille, Marie. Il est catho­lique et comme tout jeune étudiant, c’est un passionné. Pendant la première moitié du XIXe siècle, les débats font rage entre les courants athées et le catho­li­cisme. À 20 ans, Ozanam dépasse ces débats d’idées et met sa foi en action avec quelques amis étudiants. À l’école de sœur Rosa­lie Rendu, Frédé­ric Ozanam se lance dans la visite aux plus pauvres dans un esprit proche de celui de saint Vincent de Paul : contem­pla­tion, action et orga­ni­sa­tion. Son groupe gran­dit à Paris puis se multi­plie en France et à l’étran­ger. Placées sous la protec­tion de saint Vincent de Paul, les petites équipes prennent le nom de Confé­rences de Saint-Vincent-de-Paul réunies au sein de la Société de Saint-Vincent-de-Paul. Il est déclaré bien­heu­reux en 1997″.


SOURCES Société de Saint-Vincent-de-Paul
PHOTOS Dominique Milherou & Société de Saint-Vincent-de-Paul
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